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Actualités - Analyse

Changes et Bourses L’incertitude politique en Allemagne a fait glisser l’euro

L’euro a accusé le coup de l’incertitude politique en Allemagne et a cédé du terrain face au dollar hier sur les marchés de change internationaux, les investisseurs craignant que le résultat très serré des élections législatives dans ce pays n’empêche la formation d’un gouvernement réformiste homogène. Les opérateurs ont donc interprété cette incertitude politique comme un facteur défavorable à l’euro, car synonyme de paralysie institutionnelle et d’ajournement des réformes économiques espérées. Cette situation n’était pas sans rappeler la crise subie par la monnaie unique à la suite du rejet par les électeurs français et néerlandais de la Constitution européenne, les 29 mai et 1er juin 2005. Dans la foulée, l’euro avait dégringolé jusqu’à 1,1868 $ le 5 juillet. Ce recul avait duré plus d’un mois avant que l’euro ne rebondisse. Nombreux sont ceux qui ont maintenant à l’esprit le déclin de l’euro après cette crise sur la Constitution européenne, craignant en effet qu’elle puisse également durer un mois ou plus faute d’un dénouement politique rapide. La pression sur l’euro a été d’autant plus vive que les cambistes s’attendaient à ce que la Réserve fédérale américaine (Fed) relève son principal taux directeur d’un quart de point en pourcentage à 3,75 %, à l’issue de la réunion aujourd’hui de son comité de politique monétaire pour enrayer les pressions inflationnistes émanant de la flambée des prix pétroliers. Dans ce contexte, les opérateurs se sont montrés très indifférents hier à l’annonce par l’Office fédéral des statistiques que les prix à la production en Allemagne ont progressé de 0,3 % sur un mois en août et de 4,6 % sur un an, tirés une nouvelle fois par l’énergie chère. Mais ce développement, qui est censé militer pour un resserrement de la politique monétaire de la BCE, a laissé de marbre les opérateurs, malgré les propos tenus hier par le président de cet organisme, Jean-Claude Trichet, qui a estimé que les taux d’intérêt dans la zone euro étaient « extrêmement bas ». En effet, l’euro est resté sous pression, se négociant finalement à New York sur un ton faible à 1,2150 $ contre 1,2235 $ vendredi dernier, en baisse de 0,69 %. Les Bourses affectées par la flambée du brut et les élections allemandes La Bourse américaine était en nette baisse hier en réaction à un bond de 4,39 $ du baril du brut à New York (à 67,39 $) avec l’approche de l’ouragan Rita des installations pétrolières du golfe du Mexique. En outre, les craintes d’une hausse du principal taux directeur de la Fed aujourd’hui a également pesé sur la cote. Et malgré l’engouement manifesté pour les valeurs de la haute technologie, à la suite du rachat par Hewlett-Packard d’autres entreprises spécialisées dans la gestion de parc de logiciels, la tendance de Wall Street et du Nasdaq est restée baissière. Les Bourses européennes se sont repliées après la déception causée par l’absence de vainqueur aux élections allemandes. Mais les pertes des marchés ont été limitées, puisque ce phénomène avait déjà été anticipé dans les jours précédents. À la Bourse de Beyrouth, des prises de bénéfices ont pesé sur les actions A de Solidere qui ont reculé de 12,71 $ à 12,56 $, alors que les actions B se sont maintenues à 12,61 $. Élie KAHWAGI



L’euro a accusé le coup de l’incertitude politique en Allemagne et a cédé du terrain face au dollar hier sur les marchés de change internationaux, les investisseurs craignant que le résultat très serré des élections législatives dans ce pays n’empêche la formation d’un gouvernement réformiste homogène. Les opérateurs ont donc interprété cette incertitude politique comme un facteur défavorable à l’euro, car synonyme de paralysie institutionnelle et d’ajournement des réformes économiques espérées. Cette situation n’était pas sans rappeler la crise subie par la monnaie unique à la suite du rejet par les électeurs français et néerlandais de la Constitution européenne, les 29 mai et 1er juin 2005. Dans la foulée, l’euro avait dégringolé jusqu’à 1,1868 $ le 5 juillet. Ce recul avait duré...