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Actualités - Chronologie

« Retrouvailles peu probables », rétorquent les milieux du Premier ministre

Deux jours avant le voyage, vendredi matin, du Premier ministre Fouad Siniora et de son équipe à New York pour participer à la réunion préparatoire de la conférence internationale sur le Liban, plusieurs questions entourent toujours ce déplacement qui intervient alors que le président de la République, Émile Lahoud, et le chef du Courant du futur, Saad Hariri, seront également présents aux États-Unis. M. Siniora rejoindra-t-il la délégation présidée par M. Lahoud à New York ? Une coordination aura-t-elle lieu entre les deux responsables ? Que vont dire le Premier ministre et ses compagnons devant les chefs de la diplomatie des grandes puissances, et notamment la secrétaire d’État américaine, Condoleezza Rice, à l’origine de la réunion ? Interrogée par L’Orient-Le Jour, une source ministérielle a souligné le fait que le Premier ministre et le chef de l’État se déplacent pour des raisons « très différentes ». « Dans cette perspective, une rencontre ou une coordination entre les deux équipes ne devraient pas avoir lieu en principe », a-t-elle dit, sachant que d’autres sources proches du chef du gouvernement ont indiqué que ce dernier ne prendra « certainement » pas sa place au sein de la délégation présidée par Lahoud. Quant aux projets de réformes que M. Siniora exposera pour préparer le terrain à la conférence sur le Liban, en novembre prochain, la source ministérielle précise que leur volet économique sera essentiellement axé sur les grandes lignes de Paris II. « Ce sera le même “ squelette” que Paris II, mais nous allons y ajouter un peu de “ consistance ” », c’est-à-dire les éléments nécessaires pour que les pays donateurs puissent fixer les montants qu’ils vont avancer au Liban, explique-t-elle, estimant qu’un Paris III est donc déjà en vue, à condition, bien entendu, que la prochaine conférence aie lieu dans la capitale française. Concernant les questions politiques (application de la résolution 1559…) qui seront sans doute soulevées lors de la réunion de New York la semaine prochaine, à laquelle participera M. Siniora, la source a affirmé que le discours libanais développera les mêmes arguments à propos du désarmement du Hezbollah : nécessité d’un consensus interne, d’un dialogue interlibanais, etc. « Nous espérons que l’aide économique attendue ne sera pas directement liée à l’application de la 1559 et que nous disposerons d’un délai de grâce assez important », a-t-elle conclu. Par ailleurs, M. Siniora a reçu hier au Grand Sérail l’ancien ministre Adnane Kassar, qui a exprimé à l’issue de la réunion son « soutien complet aux efforts du gouvernement afin d’attirer l’aide économique des pays amis ». Il s’est également déclaré en faveur « de la manière avec laquelle le gouvernement est en train de traiter les différents dossiers ». M. Kassar a ensuite indiqué avoir discuté avec le chef du gouvernement du plan de travail présenté par les organismes économiques au cabinet, concernant les différentes réformes administratives, financières et fiscales à adopter. Le Premier ministre a en outre reçu le député Ali Hassan Khalil, ainsi que le député du Metn, Ghassan Moukheiber, accompagné du parlementaire koweïtien Nasser Sayegh. Il a également rencontré le président de la municipalité de Beyrouth, Abdel Meneem Aris, et les ambassadeurs du sultanat d’Oman, Amer ben Hamad al-Hajari, d’Allemagne, Marius Haas, et d’Iran, Massoud Idrissi, qui a indiqué au terme de la réunion qu’une équipe de techniciens iraniens viendra prochainement au Liban pour aider le ministère de l’Énergie à « améliorer le rendement dans ce secteur ». Enfin, M. Siniora a reçu hier un appel téléphonique de la part du ministre des Affaires étrangères, Faouzi Salloukh, qui « l’a mis au courant des dispositions prises pour préparer la réunion de New York » à laquelle le Premier ministre devra participer la semaine prochaine.
Deux jours avant le voyage, vendredi matin, du Premier ministre Fouad Siniora et de son équipe à New York pour participer à la réunion préparatoire de la conférence internationale sur le Liban, plusieurs questions entourent toujours ce déplacement qui intervient alors que le président de la République, Émile Lahoud, et le chef du Courant du futur, Saad Hariri, seront également présents aux États-Unis.
M. Siniora rejoindra-t-il la délégation présidée par M. Lahoud à New York ? Une coordination aura-t-elle lieu entre les deux responsables ? Que vont dire le Premier ministre et ses compagnons devant les chefs de la diplomatie des grandes puissances, et notamment la secrétaire d’État américaine, Condoleezza Rice, à l’origine de la réunion ?
Interrogée par L’Orient-Le Jour, une source ministérielle a souligné...