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Actualités - Analyse

Changes et Bourses L’euro légèrement soutenu au-dessus de 1,24 $

L’euro s’est installé de nouveau au-dessus de 1,24 $ sur les marchés des changes internationaux après avoir fléchi la veille face au billet vert. Mais ce dernier n’a pas pu conserver tous ses gains en raison de l’incertitude toujours importante concernant le déficit budgétaire américain. Les opérateurs, qui avaient largement anticipé les perspectives de hausse des taux d’intérêt aux États-Unis après les déclarations faites par Michael Moscow et Janet Yellen, deux membres du comité de politique monétaire de la Réserve fédérale (Fed), ont donc ramené leur attention hier sur les dépenses supplémentaires du Trésor américain pour faire face aux conséquences du cyclone Katrina. Ces inquiétudes ont été relancées par les propos tenus par le secrétaire au Trésor, John Snow, selon lesquels le gouvernement américain devra sans doute dépenser plus que les 60 milliards $ déjà prévus après le cyclone Katrina. « Les fonds votés pour Katrina atteignent déjà les 60 milliards $. L’attente générale est que ce chiffre va augmenter », a-t-il déclaré hier. Le chef du budget à la Maison-Blanche, Josh Bolten, a indiqué aussi que le collectif budgétaire réclamé par l’Administration, pour couvrir les dépenses après Katrina, serait suivi par d’autres demandes financières. Ces dépenses, non prévues dans le budget et qui doivent avoir un effet négatif sur le déficit en 2005 et en 2006, ont donc constitué un facteur handicapant pour le dollar qui a dû interrompre son mouvement ascensionnel entamé depuis le début de la semaine. Cela d’autant que les opérateurs venaient d’apprendre de la Fed que les crédits à la consommation aux États-Unis ont progressé de seulement 4,4 milliards $ en juillet contre 14,6 milliards $ en juin. Ce chiffre a donc déçu les opérateurs qui tablaient sur une progression de 10 milliards $, dans la mesure où les dépenses de consommation aux États-Unis représentent les 2/3 du PIB américain. Cela étant, les intervenants ont passé outre à l’annonce d’une baisse de 0,9 % de la production industrielle française en juillet contre une hausse de 0,2 % en juin, estimant devoir rééquilibrer leurs positions de change au profit de l’euro. En effet, ce dernier devait se négocier finalement à New York sur un ton résistant à 1,2413 $ contre 1,2398 $ la veille. Les Bourses menées par les pétrolières et les technologiques La Bourse américaine était en hausse hier, portée par les valeurs pétrolières après la hausse du brut et de bonnes nouvelles de sociétés. Les investisseurs ont ainsi peu réagi à la hausse de 1,3 % des prix à l’importation en août par rapport à juillet aux États-Unis malgré leur impact inflationniste. Ils ont, en revanche, été influencés par le relèvement de Texas Instruments de ses prévisions de bénéfices et de chiffre d’affaires pour le 3e trimestre, et par l’annonce de McDonald’s que ses ventes mondiales ont haussé de 3,4 % en août par rapport à juillet. Les Bourses européennes ont également profité de l’optimisme des investisseurs au sujet de la croissance dans la haute technologie après l’optimisme manifesté par Texas Instruments. Le relèvement par Goldman Sachs de sa recommandation sur le secteur européen du pétrole et du gaz a soutenu aussi les sociétés productrices de brut et distributrices d’énergie. À la Bourse de Beyrouth, des ventes bénéficiaires ont pesé sur Solidere, ramenant ses actions A de 12,34 $ à 12,33 $, et ses actions B de 12,56 $ à 12,20 $. Élie KAHWAGI
L’euro s’est installé de nouveau au-dessus de 1,24 $ sur les marchés des changes internationaux après avoir fléchi la veille face au billet vert. Mais ce dernier n’a pas pu conserver tous ses gains en raison de l’incertitude toujours importante concernant le déficit budgétaire américain. Les opérateurs, qui avaient largement anticipé les perspectives de hausse des taux d’intérêt aux États-Unis après les déclarations faites par Michael Moscow et Janet Yellen, deux membres du comité de politique monétaire de la Réserve fédérale (Fed), ont donc ramené leur attention hier sur les dépenses supplémentaires du Trésor américain pour faire face aux conséquences du cyclone Katrina. Ces inquiétudes ont été relancées par les propos tenus par le secrétaire au Trésor, John Snow, selon lesquels le gouvernement...