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Actualités - Analyse

Changes et Bourses L’euro en recul, le marché anticipe une hausse des taux américains

L’euro a encore reculé face au dollar hier sur les marchés des changes internationaux, alors que les investisseurs jouaient un nouveau relèvement du principal taux directeur de la Fed de 3,50 % actuellement à 3,75 % lors de la prochaine réunion de son comité de politique monétaire le 20 septembre. La devise européenne a reculé ainsi jusqu’à 1,24 $ avant de se stabiliser légèrement au-dessus de ce niveau. À cela aurait contribué la révision des chiffres de la productivité aux États-Unis au 2e trimestre qui a révélé une forte hausse du coût de la main-d’œuvre, une mesure-clé de l’inflation, malgré la baisse de la productivité de +2,2 % à +1,8 % contre 3,2 % au 1er trimestre. La progression des coûts unitaires du travail, qui a été fortement révisée à la hausse à +2,5 % au lieu de +1,3 % et à +4,2 % sur un an, a donc constitué le principal événement de la journée d’hier, surtout après les propos du président de la Fed Alan Greenspan qui a dit à la mi-août ses inquiétudes quant aux possibles répercussions de ce sujet sur l’inflation. Cette révision à la hausse des coûts unitaires du travail pourrait donc inciter la Fed à continuer d’augmenter ses taux d’intérêt, comme elle le fait depuis juin 2004, lors de sa prochaine réunion dans deux semaines. Cette perspective a été renforcée aussi par les propos tenus hier par le président de la banque de Réserve de Chicago et membre votant du comité de politique monétaire de la Fed, Michael Moscow. Celui-ci a estimé que la Fed devra encore augmenter ses taux directeurs pour contenir l’inflation en s’inquiétant des répercussions de la cherté du pétrole sur les prix et la croissance. « Il existe un risque sérieux sur le front de l’inflation, et le risque est plus important qu’il y a un an », a-t-il affirmé. Et d’avertir que la hausse du pétrole « peut faire augmenter l’inflation de base et réduire la croissance économique ». Dans ce contexte, nombre d’opérateurs ont continué à rééquilibrer leurs positions de change hier au profit du billet vert, ramenant l’euro à New York à 1,2422 $ contre 1,2461 $ la veille, en nouvelle baisse de 0,31 %. Hésitation de Wall Street et fermeté des Bourses européennes La tendance de la Bourse américaine était contrastée hier, les investisseurs étant partagés entre le repli du pétrole et les craintes de hausse des taux d’intérêt par la Fed après la révision des chiffres sur la productivité aux États-Unis au 2e trimestre. La publication d’un rapport du Bureau du budget du Congrès envisageant un ralentissement de la croissance et de l’emploi d’ici à la fin de l’année aux États-Unis avant un rebond en 2006 dû aux énormes efforts de reconstruction des régions touchées par le cyclone Katrina a également frappé le marché d’incertitude. Les Bourses européennes ont continué sur leur lancée du début de la semaine, soutenues par le repli du pétrole et le bond-surprise de la production industrielle en Allemagne en juillet. En outre, la publication par plusieurs sociétés de résultats semestriels supérieurs aux attentes, particulièrement ceux du Crédit agricole, de Vinci et de la télévision ITV, a également soutenu la tendance. À la Bourse de Beyrouth, des achats à bon compte sur Solidere ont tiré ses actions A de 12,15 $ à 12,23 $ et ses actions B de 12,16 $ à 12,47 $. Élie KAHWAGI


L’euro a encore reculé face au dollar hier sur les marchés des changes internationaux, alors que les investisseurs jouaient un nouveau relèvement du principal taux directeur de la Fed de 3,50 % actuellement à 3,75 % lors de la prochaine réunion de son comité de politique monétaire le 20 septembre. La devise européenne a reculé ainsi jusqu’à 1,24 $ avant de se stabiliser légèrement au-dessus de ce niveau. À cela aurait contribué la révision des chiffres de la productivité aux États-Unis au 2e trimestre qui a révélé une forte hausse du coût de la main-d’œuvre, une mesure-clé de l’inflation, malgré la baisse de la productivité de +2,2 % à +1,8 % contre 3,2 % au 1er trimestre. La progression des coûts unitaires du travail, qui a été fortement révisée à la hausse à +2,5 % au lieu de +1,3 % et à...