Nations unies
Réforme : la tactique américaine agace plusieurs diplomates onusiens
le 02 septembre 2005 à 00h00
Les États-Unis font le forcing pour influer sur le contenu d’une réforme de l’ONU devant être adoptée lors d’un sommet mondial à la mi-septembre, une tactique qui agace plusieurs diplomates onusiens. Un élément phare du projet de réforme, une proposition d’élargissement du Conseil de sécurité, a été remis aux calendes grecques en raison notamment d’une forte opposition américano-chinoise. Actuellement, un comité de 33 États membres tente de négocier un compromis sur sept questions controversées : terrorisme, développement, désarmement et non-prolifération, responsabilité de protéger les peuples menacés de génocide, réforme de l’administration de l’ONU, création d’un conseil des droits de l’homme et d’une commission de consolidation de la paix. L’ambassadeur américain, John Bolton, tente vigoureusement d’influer sur le processus de négociation. Il a fait circuler des centaines d’amendements au projet de document final préparé par le président de l’Assemblée générale, Jean Ping, pour adoption par le sommet du 14 au 16 septembre à New York. Ses amendements font notamment disparaître toute référence aux Objectifs de développement du millénaire (ODM), dans lesquels la communauté internationale s’était engagée à réduire d’ici à 2015 l’extrême pauvreté, les grandes pandémies et autres fléaux. Cependant, certains diplomates estiment que M. Ping a dû tenir compte des vues des 191 membres de l’ONU, pas seulement de celles des États-Unis, et qu’il devait les synthétiser dans le document. « Je pense qu’il y a trop de recommandations (américaines). En même temps, c’est devenu plus simple car ils (les Américains) ont tout raturé » dans le projet de document, a dit malicieusement un diplomate chinois, Zhang Yishan.
Depuis le début des négociations lundi, M. Bolton a envoyé des lettres à ses homologues expliquant en détail les positions américaines. L’amendement américain le plus controversé est le retrait des références aux ODM, y compris à un engagement sur un échéancier pour porter l’aide publique au développement des pays riches à 0,7 % de leur PNB d’ici à 2015. À la place, Washington veut réaffirmer la validité du Consensus de Monterrey (Mexique) de 2002, qui mettait l’accent sur les réformes du marché et la bonne gouvernance des gouvernements en échange d’aide et de soulagement de la dette.
Les États-Unis font le forcing pour influer sur le contenu d’une réforme de l’ONU devant être adoptée lors d’un sommet mondial à la mi-septembre, une tactique qui agace plusieurs diplomates onusiens. Un élément phare du projet de réforme, une proposition d’élargissement du Conseil de sécurité, a été remis aux calendes grecques en raison notamment d’une forte opposition américano-chinoise. Actuellement, un comité de 33 États membres tente de négocier un compromis sur sept questions controversées : terrorisme, développement, désarmement et non-prolifération, responsabilité de protéger les peuples menacés de génocide, réforme de l’administration de l’ONU, création d’un conseil des droits de l’homme et d’une commission de consolidation de la paix. L’ambassadeur américain, John Bolton, tente...
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