Arabie saoudite
Le demi-frère du roi Abdallah appelle à des réformes politiques
le 29 août 2005 à 00h00
Le prince Talal ben Abdel Aziz, demi-frère du roi Abdallah d’Arabie saoudite, a appelé samedi les dirigeants arabes à introduire des réformes avant qu’ils ne soient obligés de le faire sous la pression populaire.
« Je crains que de tels actes (les manifestations au Liban et en Égypte) ne se développent et ne deviennent incontrôlables dans l’avenir », a déclaré le prince Talal dans une interview à Radio-Monte-Carlo (RMC), basée en France. « Le peuple libanais a aidé au retrait des troupes syriennes » du Liban fin avril, demandé par une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU, a-t-il dit. « En Égypte, il y a des mouvements comme Kefaya (Ça suffit), et les Frères musulmans qui manifestent et demandent des réformes. Pourquoi les dirigeants ne répondent-ils pas à ces demandes et n’introduisent-ils pas des réformes ? » a demandé le prince Talal, ancien ministre des Finances qui n’exerce plus aucune fonction officielle. Il faisait référence aux manifestations des groupes d’opposition en Égypte demandant la fin du régime du président Hosni Moubarak, grand favori pour un cinquième mandat de six ans à l’élection présidentielle du 7 septembre.
Selon le prince Talal, l’Arabie a besoin de « réformes politiques en premier lieu, puis de (réformes) sociales et économiques ». « Il est nécessaire de commencer par les réformes politiques en introduisant une nouvelle Loi fondamentale, ce qui est connu en Occident sous le nom de Constitution », a-t-il affirmé. Cette Constitution sera une sorte d’« accord social entre le dirigeant et les gouvernés, compatible avec les constantes en Arabie saoudite du point de vue religieux et au niveau des traditions ».
L’Arabie saoudite, un royaume ultraconservateur, applique strictement la charia (loi islamique).
Le prince Talal ben Abdel Aziz, demi-frère du roi Abdallah d’Arabie saoudite, a appelé samedi les dirigeants arabes à introduire des réformes avant qu’ils ne soient obligés de le faire sous la pression populaire.
« Je crains que de tels actes (les manifestations au Liban et en Égypte) ne se développent et ne deviennent incontrôlables dans l’avenir », a déclaré le prince Talal dans une interview à Radio-Monte-Carlo (RMC), basée en France. « Le peuple libanais a aidé au retrait des troupes syriennes » du Liban fin avril, demandé par une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU, a-t-il dit. « En Égypte, il y a des mouvements comme Kefaya (Ça suffit), et les Frères musulmans qui manifestent et demandent des réformes. Pourquoi les dirigeants ne répondent-ils pas à ces demandes et n’introduisent-ils pas...
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