Hommage empreint de dignité et d’émotion
aux victimes du crash au Venezuela
(photo)
le 25 août 2005 à 00h00
Une immense émotion et une grande dignité ont marqué la cérémonie d’hommage national rendu hier aux 160 victimes, dont 152 Français, de l’accident d’avion du 16 août dans l’ouest du Venezuela, qui s’est déroulée à Fort-de-France (Martinique) en présence du président français Jacques Chirac. Aucun discours politique n’a été prononcé lors de cette cérémonie de près de deux heures, qui se voulait « sobre et humble », et qui a rassemblé plusieurs dizaines de milliers de Martiniquais en deuil. L’hommage national aux victimes a revêtu un caractère exceptionnel, par la présence du chef de l’État français, des présidents du Venezuela Hugo Chavez et de la Dominique Nicholas Liverpool, du premier secrétaire du Parti socialiste français, François Hollande, de délégations des îles des Caraïbes et du poète et maire honoraire de Fort-de-France Aimé Césaire. Dès son arrivée sur l’île, M. Chirac a assuré les Martiniquais de « la solidarité profonde et de la compassion de la nation tout entière ».
La cérémonie s’est ouverte sur une cantate de Bach. Les représentants des différents cultes présents à la Martinique – catholique, adventiste, évangélique, orthodoxe, hindou, juif et musulman – ont fait de courtes interventions, entrecoupées d’arias de Bach, d’extraits du Messie de Haendel, de La marche funèbre de Mozart et de Negro Spirituals. Après Hugo Chavez, M. Chirac et les élus locaux ont déposé ensemble une gerbe de fleurs bleues, blanches et rouges au pied de la stèle. À l’heure où la cérémonie de Fort-de-France prenait fin, avec une minute de silence, a débuté à la cathédrale Notre-Dame de Paris, un autre hommage en présence du Premier ministre Dominique de Villepin et de Bernadette Chirac.
À Paris toujours, le ministère des Transports a indiqué que les autorités vénézuéliennes avaient confié la lecture et l’analyse des enregistreurs de vol (boîtes noires) de l’avion accidenté de la compagnie West Caribbean au Bureau français d’enquêtes et d’analyses (BEA).
De son côté, le chef de la diplomatie française, Philippe Douste-Blazy, a déclaré qu’il faut « arrêter de faire voler un certain nombre d’avions commerciaux » et mettre en place une liste noire de certaines compagnies aériennes. « On ne peut pas continuer à avoir tous les quinze jours des (accidents impliquant des) avions vieux, dont on ne sait pas exactement s’ils ont été parfaitement révisés », a-t-il dit.
Une immense émotion et une grande dignité ont marqué la cérémonie d’hommage national rendu hier aux 160 victimes, dont 152 Français, de l’accident d’avion du 16 août dans l’ouest du Venezuela, qui s’est déroulée à Fort-de-France (Martinique) en présence du président français Jacques Chirac. Aucun discours politique n’a été prononcé lors de cette cérémonie de près de deux heures, qui se voulait « sobre et humble », et qui a rassemblé plusieurs dizaines de milliers de Martiniquais en deuil. L’hommage national aux victimes a revêtu un caractère exceptionnel, par la présence du chef de l’État français, des présidents du Venezuela Hugo Chavez et de la Dominique Nicholas Liverpool, du premier secrétaire du Parti socialiste français, François Hollande, de délégations des îles des Caraïbes et...
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