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Actualités - Chronologie

FRANCE - Privatisations, budget 2006, inflation… La rentrée s’annonce délicate pour le gouvernement Villepin

Plusieurs dossiers économiques délicats attendent le gouvernement français pour la rentrée, notamment de nouvelles privatisations et le bouclage du budget 2006, en particulier son volet fiscal, exercice rendu difficile par la conjoncture déprimée et la hausse des prix du pétrole. Le Premier ministre Dominique de Villepin a annoncé le 16 août qu’il préparait « pour la rentrée les conditions d’une relance de la croissance, par sa politique économique, par la dynamisation des négociations salariales de branche, par la relance de la participation, par la mobilisation des recettes de privatisation ». Une nouvelle prévision officielle de croissance devrait être communiquée dans les prochaines semaines par le ministre des Finances Thierry Breton, qui s’en est tenu jusqu’à présent à un « plafond » de 2 %, tandis que l’Insee attend plutôt 1,5 %. C’est dans ce contexte que le gouvernement doit s’attaquer à l’exercice, ardu par nature, de l’élaboration du budget 2006. Il s’est engagé à ce que le volet dépenses ne s’accroisse que dans la limite de l’inflation, ce qui n’autorise pas plus de 4,9 milliards d’euros supplémentaires par rapport à 2005. Or près de la moitié de cette enveloppe (2,2 milliards) est déjà réservée à des allègements de charges supplémentaires sur les bas salaires induits par la récente hausse du SMIC. Côté recettes, la réforme de la taxe professionnelle, dont le plafonnement sera réactualisé et harmonisé, devrait trouver sa place dans le projet de loi de finances. Elle coûtera à l’État environ 1,4 milliard d’euros en 2006. Pour la majorité des ménages en revanche, rien ne se profile, sauf la redistribution d’une éventuelle cagnotte fiscale issue des taxes sur les carburants, promise par Matignon aux professionnels les plus touchés par la hausse du prix du pétrole et aux salariés proches du SMIC. Une commission composée de parlementaires doit être réunie à l’automne par Thierry Breton pour évaluer le montant de ces recettes éventuelles. Afin de se donner une plus grande marge de manœuvre financière, le ministère des Finances table sur la réussite de la privatisation des sociétés d’autoroute APRR, Sanef et ASF : l’État compte en effet récupérer 10 à 12 milliards d’euros qui seront affectés à son désendettement et au financement des infrastructures de transport. Le gouvernement fera son choix « dans les prochaines semaines » entre les 18 offres déposées, sur fond de polémique politique. Or, la bonne marche de cette opération conditionnera sans doute la réussite de l’ouverture du capital d’EDF, prévue elle aussi à l’automne. Enfin le gouvernement s’est engagé sur un certain nombre de dossiers dont la concrétisation est attendue à plus long terme : le Premier ministre a ainsi plaidé mi-août pour une politique de relance du nucléaire et de développement des énergies renouvelables pour répondre à la crise pétrolière.
Plusieurs dossiers économiques délicats attendent le gouvernement français pour la rentrée, notamment de nouvelles privatisations et le bouclage du budget 2006, en particulier son volet fiscal, exercice rendu difficile par la conjoncture déprimée et la hausse des prix du pétrole.
Le Premier ministre Dominique de Villepin a annoncé le 16 août qu’il préparait « pour la rentrée les conditions d’une relance de la croissance, par sa politique économique, par la dynamisation des négociations salariales de branche, par la relance de la participation, par la mobilisation des recettes de privatisation ».
Une nouvelle prévision officielle de croissance devrait être communiquée dans les prochaines semaines par le ministre des Finances Thierry Breton, qui s’en est tenu jusqu’à présent à un « plafond » de 2 %, tandis...