Des vêtements « made in China » bloqués aux frontières européennes
le 23 août 2005 à 00h00
Le sort incertain des textiles chinois bloqués aux frontières françaises, dont plusieurs ont atteint le plafond fixé par l’accord entre la Chine et l’Union européenne, coûte cher mais n’inquiète pas trop les importateurs.
Un comité textile doit se réunir à Bruxelles cette semaine.
L’accord conclu le 10 juin par le commissaire européen au Commerce Peter Mandelson et le ministre chinois du Commerce Bo Xilai prévoit que Pékin modère jusqu’à fin 2007 ses ventes de textiles les plus sensibles dans l’UE.
Or les importations de chemisiers chinois ont atteint, comme les pull-overs et les pantalons avant eux, le plafond fixé dans l’accord de juin, a annoncé vendredi la Commission européenne.
En conséquence, des cargaisons entières de textiles chinois sont bloquées dans les ports français, essentiellement au Havre.
Environ 50 millions de pull-overs chinois seraient actuellement bloqués dans les ports européens, après que Bruxelles eut stoppé les arrivages au-delà du quota prévu pour 2005, a affirmé l’un des plus grands importateurs français.
La douane considère ces surplus de vêtements chinois « comme des prohibitions » et les « bloque jusqu’à ce qu’ils soient réexportés », à moins que les importateurs décident de les garder à quai.
« Soit les quotas sont relevés et les professionnels pourront obtenir des licences d’importation, donc dédouaner leurs marchandises, soit la marchandise sera réacheminée » en Chine, explique son responsable juridique, Jean-Marc Moinard.
En attendant, pantalons, pull-overs et chemisiers sont gardés dans des entrepôts agréés par la douane, ce qui coûte cher en « frais de surestaries », soit la somme à payer par l’affréteur d’un navire à l’armateur pour chaque jour dépassant le nombre de jours convenus pour le chargement ou le déchargement du navire.
L’immobilisation d’un conteneur de marchandises de 40 pieds (60 mètres cubes) dans un port français peut coûter jusqu’à 600 euros par jour, explique la CGI.
Si bien que certains clients « commencent à parler d’une réexportation des marchandises », ajoute Claude Zékri, directeur commercial de PLD, un important transitaire du secteur.
Le sort incertain des textiles chinois bloqués aux frontières françaises, dont plusieurs ont atteint le plafond fixé par l’accord entre la Chine et l’Union européenne, coûte cher mais n’inquiète pas trop les importateurs.
Un comité textile doit se réunir à Bruxelles cette semaine.
L’accord conclu le 10 juin par le commissaire européen au Commerce Peter Mandelson et le ministre chinois du Commerce Bo Xilai prévoit que Pékin modère jusqu’à fin 2007 ses ventes de textiles les plus sensibles dans l’UE.
Or les importations de chemisiers chinois ont atteint, comme les pull-overs et les pantalons avant eux, le plafond fixé dans l’accord de juin, a annoncé vendredi la Commission européenne.
En conséquence, des cargaisons entières de textiles chinois sont bloquées dans les ports français, essentiellement au...
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