Energie
Chavez menace les États-Unis d’un arrêt
des exportations pétrolières
le 16 août 2005 à 00h00
Le président vénézuélien Hugo Chavez a averti dimanche que si les attaques américaines contre son gouvernement augmentaient, les relations bilatérales pourraient en pâtir ainsi que les livraisons vénézuéliennes de pétrole brut aux États-Unis, qui s’élèvent actuellement à 1,5 million de barils par jour.
« Nous ne voulons pas rompre les relations avec le gouvernement des États-Unis, mais si les attaques continuent à augmenter, comme elles viennent de le faire, cela pourrait faire peser des risques sur les relations entre le Venezuela et les États-Unis », a déclaré le président.
Les attaques de Washington pourraient provoquer « quelque chose d’encore plus grave : les deux pétroliers chargés de pétrole vénézuélien qui se rendent quotidiennement aux États-Unis pourraient bien aller ailleurs », a-t-il menacé.
« Le marché nord-américain n’est pas indispensable pour nous », a insisté le président dont le pays est le 4e fournisseur de pétrole des États-Unis.
« Nous n’avons aucune raison de couper l’approvisionnement à moins que M. Danger (comme M. Chavez surnomme son homologue américain George W. Bush) ne nous y pousse », a-t-il ajouté.
Il a rappelé que la filiale Citgo Petroleum de la firme d’État Pétroleos de Venezuela (PDVSA) possédait huit raffineries et 14 stations-service aux États-Unis.
Le président vénézuélien, bête noire des États-Unis, s’exprimait en tant que témoin devant un « tribunal anti-impérialiste » qui siège depuis samedi à Caracas et devait émettre un jugement symbolique dimanche à l’encontre des États-Unis et de leur politique étrangère.
Les relations entre Caracas et Washington sont tendues depuis l’arrivée au pouvoir de M. Chavez en 1999. Les États-Unis accusent le leader vénézuélien de déstabiliser le continent tandis que ce dernier est convaincu que Washington veut le renverser.
Le président vénézuélien Hugo Chavez a averti dimanche que si les attaques américaines contre son gouvernement augmentaient, les relations bilatérales pourraient en pâtir ainsi que les livraisons vénézuéliennes de pétrole brut aux États-Unis, qui s’élèvent actuellement à 1,5 million de barils par jour.
« Nous ne voulons pas rompre les relations avec le gouvernement des États-Unis, mais si les attaques continuent à augmenter, comme elles viennent de le faire, cela pourrait faire peser des risques sur les relations entre le Venezuela et les États-Unis », a déclaré le président.
Les attaques de Washington pourraient provoquer « quelque chose d’encore plus grave : les deux pétroliers chargés de pétrole vénézuélien qui se rendent quotidiennement aux États-Unis pourraient bien aller ailleurs », a-t-il...
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