Le prédicateur islamiste extrémiste Omar Bakri, interpellé jeudi, a été remis hier en liberté à la demande du procureur général près la Cour de cassation, Saïd Mirza.
Le procureur Mirza a fait cette demande de libération car aucune charge n’a été retenue à l’encontre du militant islamiste.
Une source gouvernementale a indiqué à l’AFP qu’après l’interrogatoire, la police a accompagné Bakri à son domicile à Beyrouth et lui a rendu son passeport. Cette source a indiqué que le gouvernement n’avait reçu aucune demande étrangère, notamment syrienne, pour livrer M. Bakri.
Dans une déclaration à la presse, hier, peu avant la libération du prédicateur islamiste, le Premier ministre Fouad Siniora a indiqué que « les services concernés traitaient avec respect M. Bakri, un citoyen libanais, et que sa situation juridique était examinée ».
De son côté, Londres a affirmé hier que Bakri était désormais interdit de séjour au Royaume-Uni « car sa présence n’est pas dans l’intérêt de l’ordre public ». Le ministère britannique de l’Intérieur a en effet bondi sur l’occasion que constituait le départ de Bakri pour révoquer définitivement son permis de séjour en Angleterre.
Dans une interview parue hier dans le journal koweïtien al-Anba’, le prédicateur a affirmé qu’il ne regagnerait pas la Grande-Bretagne et souhaitait s’installer définitivement au Liban, appelant tous les militants islamistes exilés à retourner « dans leur patrie ».
Le prédicateur a affirmé que son objectif était de rassembler les membres de sa famille et de les faire quitter Londres. Il a cependant indiqué qu’il ne songeait pas à mener des activités politiques ou religieuses au Liban, mais qu’il pense peut-être enseigner, dans la mesure où il possède une autorisation d’enseigner les fondements de la foi musulmane.
Le chef du mouvement extrémiste al-Mouhadjiroun, un groupuscule dissous en octobre 2004, a condamné les « tueries » d’innocents dans des attentats, qualifiant le 11 septembre « d’événement terroriste ». Il a par ailleurs nié tout lien avec l’organisation terroriste el-Qaëda. Dans ce cadre, il a indiqué qu’il valait mieux vivre dans les pays arabo-musulmans plutôt qu’en Europe, surtout depuis le 11 septembre 2001.
Le prédicateur islamiste extrémiste Omar Bakri, interpellé jeudi, a été remis hier en liberté à la demande du procureur général près la Cour de cassation, Saïd Mirza.
Le procureur Mirza a fait cette demande de libération car aucune charge n’a été retenue à l’encontre du militant islamiste.
Une source gouvernementale a indiqué à l’AFP qu’après l’interrogatoire, la police a accompagné Bakri à son domicile à Beyrouth et lui a rendu son passeport. Cette source a indiqué que le gouvernement n’avait reçu aucune demande étrangère, notamment syrienne, pour livrer M. Bakri.
Dans une déclaration à la presse, hier, peu avant la libération du prédicateur islamiste, le Premier ministre Fouad Siniora a indiqué que « les services concernés traitaient avec respect M. Bakri, un citoyen libanais, et que sa...
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