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La justice iranienne opère une fouille musclée chez le dissident Ganji

Des agents de la justice ultraconservatrice ont fouillé hier le domicile du plus emblématique des prisonniers politiques iraniens, Akbar Ganji, attachant son épouse à un lit et saisissant quantité de documents personnels, a indiqué sa famille. « Les agents ont coupé les lignes téléphoniques avant de pénétrer dans la maison, ils m’ont lié les mains au lit durant la perquisition qui a duré deux heures et demie », a dit à l’AFP Massoumeh Shafiie, décrivant cet acte comme « inhumain ». Akbar Ganji, 46 ans, en était hier à son 59e jour de grève de la faim pour obtenir sa libération sans condition. La dizaine d’agents, qui ont filmé leur raid et montré un mandat de perquisition signé du chef du parquet de Téhéran, le redouté Saïd Mortazavi, étaient les mêmes qui surveillaient Akbar Ganji à l’hôpital, selon Mme Shafiie. Elle a indiqué n’avoir plus eu d’informations sur l’état de son mari depuis le 1er août. On ignore les raisons de cette opération. La justice a aussi accru la pression sur le cercle des avocats qui défend Akbar Ganji et que dirige le Nobel de la paix Shirin Ebadi. La justice prend mal les appels à sa libération immédiate lancés par l’Union européenne, le président américain George W. Bush ou les organisations internationales de défense des droits de l’homme.
Des agents de la justice ultraconservatrice ont fouillé hier le domicile du plus emblématique des prisonniers politiques iraniens, Akbar Ganji, attachant son épouse à un lit et saisissant quantité de documents personnels, a indiqué sa famille. « Les agents ont coupé les lignes téléphoniques avant de pénétrer dans la maison, ils m’ont lié les mains au lit durant la perquisition qui a duré deux heures et demie », a dit à l’AFP Massoumeh Shafiie, décrivant cet acte comme « inhumain ». Akbar Ganji, 46 ans, en était hier à son 59e jour de grève de la faim pour obtenir sa libération sans condition. La dizaine d’agents, qui ont filmé leur raid et montré un mandat de perquisition signé du chef du parquet de Téhéran, le redouté Saïd Mortazavi, étaient les mêmes qui surveillaient Akbar Ganji à l’hôpital,...