Les agences de presse ont annoncé qu’Intel avait décidé de construire une usine de puces pour 4 milliards de dollars en Israël. Cette usine créera 2 000 nouveaux emplois. Il est à noter que la relation entre Intel et Israël date de plus de trente ans et que la première usine Intel hors des États-Unis fut bâtie dans ce pays. La filiale israélienne d’Intel a exporté pour plus de 1,2 milliard de dollars en 2004.
Et que faisons-nous entre-temps ?
Pour commencer, nous avons une bonne demi-douzaine d’associations qui ne communiquent pas assez entre elles et qui agissent comme autant de partis pour défendre et représenter les différents courants (on est au Liban après tout) de l’industrie informatique – ce qui ne laisse présager aucun résultat significatif et encourageant dans l’immédiat.
Nous avons ensuite cette ambiguïté quant au statut de l’informatique au Liban : est-ce une industrie, un service, ou quelque chose de nouveau qui ne peut encore être défini ? En attendant, personne dans les gouvernements successifs ne s’est senti concerné par cette activité – probablement parce qu’il n’y a pas (encore) d’aides internationales à détourner au profit des partisans et autres personnes de compagnie. À propos, quelqu’un pourrait-il dire à nos ministres de retirer ces ridicules ordinateurs portables éparpillés sur la table de leur conseil et qui ne servent à rien à part à faire des réussites quand un ministre s’ennuie ?…
Nous observons aussi une terrifiante ignorance, ou pire, une totale indifférence au niveau gouvernemental quant aux besoins pressants de cette industrie. Par exemple, on continue à croire que les coûts exorbitants de la communication ne sont qu’un moyen légitime de financer un État chroniquement déficitaire. Par conséquent, il est inutile d’espérer que ces charges soient revues à la baisse et que la qualité des communications soit améliorée dans un proche avenir. Avec tout ce que cela entraîne pour l’industrie « intellectuelle » qui consomme de la communication comme d’autres du carburant.
Nous avons enfin une effarante fuite de notre capital humain qui alimente partout, sauf au Liban, les besoins d’une activité forte d’un tissu industriel dense, vigoureux et global, et qui a créé des richesses considérables et des milliers, voire des millions d’emplois partout où elle a été prise au sérieux.
Pour l’anecdote, je rappellerai que les entreprises informatiques font la queue pour embaucher les jeunes réservistes de l’armée israélienne au terme de leur service alors que nous avons été forcé, pour des raisons sans doute très valables, d’éliminer notre service militaire, dont le principal défaut reste qu’il n’a malheureusement jamais inspiré une jeunesse en quête d’idéal – mais ça, c’est une autre affaire…
Wassim HENOUD
Les agences de presse ont annoncé qu’Intel avait décidé de construire une usine de puces pour 4 milliards de dollars en Israël. Cette usine créera 2 000 nouveaux emplois. Il est à noter que la relation entre Intel et Israël date de plus de trente ans et que la première usine Intel hors des États-Unis fut bâtie dans ce pays. La filiale israélienne d’Intel a exporté pour plus de 1,2 milliard de dollars en 2004.
Et que faisons-nous entre-temps ?
Pour commencer, nous avons une bonne demi-douzaine d’associations qui ne communiquent pas assez entre elles et qui agissent comme autant de partis pour défendre et représenter les différents courants (on est au Liban après tout) de l’industrie informatique – ce qui ne laisse présager aucun résultat significatif et encourageant dans l’immédiat.
Nous avons ensuite...
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