L’euro a poursuivi son mouvement ascensionnel face au dollar hier sur les marchés des changes internationaux, le billet vert ne parvenant plus à tirer parti de la bonne santé de l’économie américaine, ni du différentiel de taux d’intérêt des deux côtés de l’Atlantique qui lui est toujours favorable. Les opérateurs, toujours préoccupés par les craintes de flottement à la hausse du yuan chinois, restent donc vendeurs de dollars, fait-on savoir dans les milieux cambistes. Selon ces derniers, l’incapacité du dollar à tirer profit des bonnes nouvelles économiques était plutôt due à des facteurs techniques qu’à une vraie détérioration du sentiment vis-à-vis du billet vert. Et d’ajouter que cela reflète le positionnement des intervenants et pas vraiment les fondamentaux du marché. À cet égard, le billet vert bénéficiait toujours d’un différentiel de taux d’intérêt favorable à 3,25 % actuellement contre 2 % en zone euro. Cela d’autant que cet écart devrait du reste augmenter dès mardi prochain, lors de la prochaine réunion du comité de politique monétaire de la Fed d’un quart de point en pourcentage à 3,50 %, comme l’a laissé entendre le Livre beige de cet organisme la semaine dernière. Mais il semble que ce différentiel de taux d’intérêt favorable au billet vert a été entièrement intégré par le marché et ne constituait plus un moteur pour faire progresser le dollar. De la même manière, les données économiques, synonymes de croissance robuste aux États-Unis, restaient aussi impuissantes à orienter un marché préoccupé par d’autres considérations. Cela étant, la publication aux États-Unis hier d’une hausse de 0,8 % des dépenses des ménages en juin par rapport à mai et de 0,5 % de leurs revenus pour la même période n’a pas provoqué la moindre réaction sur le marché. Il en est de même de l’annonce par le département du Commerce d’une nouvelle hausse de 1 % des commandes industrielles aux États-Unis en juin après 3,6 % en mai et qui n’a pas poussé le marché à reconsidérer sa position face au dollar. Par ailleurs, les opérateurs paraissaient étudier les conséquences non seulement d’une appréciation du yuan mais aussi de l’annonce par la Banque centrale russe de l’augmentation de la part de l’euro dans le panier de devises fixant le taux du rouble de 30 % à 35 %. Compte tenu de toutes ces considérations, la monnaie unique continuait à être privilégiée, se négociant finalement à New York à 1,22 $ contre 1,2180 $ la veille, en nouvelle hausse de 0,16 %.
Les Bourses en hausse
La Bourse américaine était en hausse hier, profitant de la publication de bons indicateurs économiques aux États-Unis et de résultats encourageants de sociétés. À cet égard, les opérateurs ont fait état des gains trimestriels réalisés par Comcast ainsi que par la hausse de 29 % des bénéfices de Tyco au 3e trimestre de son exercice 2004/2005. Il en est de même de l’annonce par General Motors, Ford et Chrysler qu’elles ont augmenté leurs ventes en juillet dans des proportions allant de 20 % à 29 % grâce à la poursuite de leurs programmes-promotion.
Les Bourses européennes ont fortement monté aussi, alors que s’amorçait une deuxième vague de résultats de sociétés (Metro, Iliad, Suez, Amvescap…). La hausse du brut a également soutenu les sociétés productrices comme Total, Royal Dutch Shell, BP…
La Bourse de Beyrouth était fermée hier en raison de la journée de deuil observée par les administrations publiques et le secteur bancaire après le décès du roi Fahd d’Arabie saoudite.
Élie KAHWAGI
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’euro a poursuivi son mouvement ascensionnel face au dollar hier sur les marchés des changes internationaux, le billet vert ne parvenant plus à tirer parti de la bonne santé de l’économie américaine, ni du différentiel de taux d’intérêt des deux côtés de l’Atlantique qui lui est toujours favorable. Les opérateurs, toujours préoccupés par les craintes de flottement à la hausse du yuan chinois, restent donc vendeurs de dollars, fait-on savoir dans les milieux cambistes. Selon ces derniers, l’incapacité du dollar à tirer profit des bonnes nouvelles économiques était plutôt due à des facteurs techniques qu’à une vraie détérioration du sentiment vis-à-vis du billet vert. Et d’ajouter que cela reflète le positionnement des intervenants et pas vraiment les fondamentaux du marché. À cet égard, le billet...