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La pubalgie, hantise des footballeurs professionnels(photo)

Tout le monde sait où se trouve le pubis. Il n’y a pas de confusion là-dessus. Mais seuls ceux ayant acquis au préalable des notions d’anatomie humaine savent que tout homme possède en réalité deux branches pubiennes et non une seule. Celles-ci s’unissent par le biais d’une articulation dite la symphyse pubienne, source de douleurs fréquentes chez les sportifs de haut niveau ou chez les femmes enceintes. Appelée pubalgie, cette douleur du pubis a été au cœur de l’intervention de M. Nabil el-Hachem, physiothérapeute ostéopathe à Paris, qui a axé son exposé sur le football professionnel. « L’articulation pubienne est fortement sollicitée lorsque le joueur court, saute, s’accroupit ou effectue une passe ou un but, explique M. Hachem. Un bon geste détermine une bonne fluidité de cette symphyse. Mais de mauvais gestes, tels qu’une mauvaise réception au sol lors de la chute sur un seul pied ou un mouvement contrarié comme le tacle, provoquent des lésions inflammatoires douloureuses. D’où la pubalgie. » « C’est un problème tout à fait d’actualité, ajoute M. Hachem. La pubalgie constitue en réalité l’une des hantises actuelles des footballeurs professionnels, puisqu’elle les handicape et les empêche de jouer. » Cette pathologie pose un problème tant pour le joueur que pour l’entraîneur et « son club », puisqu’elle sous-entend un repos forcé du footballeur. « La pubalgie guérit lentement, insiste M. Hachem. Le joueur ne fait plus donc son travail. Il est sur le banc de touche. Le repos diminue ses performances sportives, d’autant qu’il ne marque plus des buts. Ce qui va poser un problème relationnel entre le joueur et son club. » En effet, le club paie un joueur qui n’est plus productif. « De plus, la stratégie de l’entraîneur est perturbée du fait même qu’un bon joueur ne peut pas être facilement remplacé au sein de l’équipe, remarque-t-il. Ce qui aboutit à une frustration supplémentaire. D’où l’idée de prévoir et de prévenir cette pathologie à temps. » Mais comment procéder alors ? Déjà par le biais d’un bon entraînement professionnel au club, le joueur se maintient dans de bonnes conditions physiques. Mais cela n’étant pas suffisant, il faut savoir prévenir la pathologie chez le sportif avant même qu’elle ne s’installe et qu’il ne la ressente. « Il faut donc étudier le jeu de chaque footballeur sur le terrain », avance M. Hachem. Un genou constamment fléchi par ci, une musculature abdominale trop faible ou trop tendue par là, tout un tableau clinique de signes évocateurs pouvant être indicateurs d’une pubalgie. « Une formation en ostéopathie donne irrévocablement au physiothérapeute en charge une meilleure crédibilité de dépistage et de prévention de cette pathologie chez les sportifs de haut niveau, conclut M. Hachem. Actuellement, le football et le basket-ball sont en plein essor au Liban. Il est temps donc de s’arrêter sur le problème de la pubalgie, de prendre en charge les mesures nécessaires à sa prévention et d’accorder de l’importance au rôle que peut jouer un physiothérapeute spécialisé en ostéopathie au sein d’une équipe sportive professionnelle. »

Tout le monde sait où se trouve le pubis. Il n’y a pas de confusion là-dessus. Mais seuls ceux ayant acquis au préalable des notions d’anatomie humaine savent que tout homme possède en réalité deux branches pubiennes et non une seule. Celles-ci s’unissent par le biais d’une articulation dite la symphyse pubienne, source de douleurs fréquentes chez les sportifs de haut niveau ou chez les femmes enceintes. Appelée pubalgie, cette douleur du pubis a été au cœur de l’intervention de M. Nabil el-Hachem, physiothérapeute ostéopathe à Paris, qui a axé son exposé sur le football professionnel.
« L’articulation pubienne est fortement sollicitée lorsque le joueur court, saute, s’accroupit ou effectue une passe ou un but, explique M. Hachem. Un bon geste détermine une bonne fluidité de cette symphyse. Mais de...