Théâtre
Des dominicains répondent au
« Da Vinci Code » avec un spectacle (Photo)
le 25 juillet 2005 à 00h00
Piqués au vif par le succès du best-seller américain Da Vinci Code, les dominicains du Var (Saint-Maximin), gardiens depuis 1275 du tombeau de Marie-Madeleine à Saint-Maximin et de la grotte de la Sainte-Baume à Plan d’Aups où elle aurait terminé sa vie, ont monté un spectacle théâtro-lyrique en forme de réponse.
« Nous profitons de cette vague médiatique pour proposer une autre image, plus complexe, de Marie Madeleine que celle de simple maîtresse ou épouse de Jésus », explique le frère Jean-Christophe Clair, ancien artiste lyrique, producteur du spectacle présenté vendredi à Saint-Maximin, dans lequel il tient un rôle.
En 2003, les dominicains implantés aux États-Unis, où venait de sortir Da Vinci Code, avaient averti leurs frères varois de la déferlante à venir. Ces derniers avaient alors fondé une association en vue de créer un spectacle sur « la plus flamboyante des femmes de l’Évangile. ».
Marie Madeleine, la robe pourpre se présente comme un drame lyrique et chorégraphique de 1h45, retraçant en trois actes à la didactique simple la vie de la sainte la plus en vogue du moment : sa vie mondaine, sa rencontre avec le Christ et son passage en Provence.
« Ce n’est pas une réponse point par point au Da Vinci Code, qui n’est qu’un roman même si l’on peut s’étonner du crédit qui est donné à ce livre », se défend le frère Clair, qui a notamment été rejoint dans son projet par la cantatrice Françoise Masset (la Médée sous la direction de Raoul Ruiz à l’Opéra de Lyon en 2003) et le metteur en scène Yves Coudray.
Ce projet, destiné à « éviter la pensée unique sur Marie Madeleine », est doté d’un budget de 175 000 euros, dont un tiers de subventions de la région PACA, du conseil général du Var et de la Sacem, un tiers de l’association ad hoc et un tiers escompté des ventes.
Pas moins de 1 500 places sont prévues pour chacune des trois représentations (30 % sont déjà vendues), ce qui rend optimiste le religieux-producteur, qui a fait distribuer de Nice à Avignon quelque 57 000 tracts.
Marie Madeleine, la robe pourpre, a été présenté le 24 au domaine de la Castille près de Toulon, le 26 à Marseille.
Piqués au vif par le succès du best-seller américain Da Vinci Code, les dominicains du Var (Saint-Maximin), gardiens depuis 1275 du tombeau de Marie-Madeleine à Saint-Maximin et de la grotte de la Sainte-Baume à Plan d’Aups où elle aurait terminé sa vie, ont monté un spectacle théâtro-lyrique en forme de réponse.
« Nous profitons de cette vague médiatique pour proposer une autre image, plus complexe, de Marie Madeleine que celle de simple maîtresse ou épouse de Jésus », explique le frère Jean-Christophe Clair, ancien artiste lyrique, producteur du spectacle présenté vendredi à Saint-Maximin, dans lequel il tient un rôle.
En 2003, les dominicains implantés aux États-Unis, où venait de sortir Da Vinci Code, avaient averti leurs frères varois de la déferlante à venir. Ces derniers avaient alors fondé une...
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