RECHERCHE
L’aspartame s’avère cancérigène, à forte dose, chez le rat
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le 19 juillet 2005 à 00h00
L’aspartame, utilisé pour donner une saveur sucrée à plus de 6 000 produits allégés dans le monde, s’avère cancérigène chez le rat, selon une nouvelle étude scientifique qui pourrait conduire à réévaluer les risques liés à cet édulcorant.
Les travaux démontrent « pour la première fois, que l’aspartame est un agent cancérigène », a déclaré la fondation européenne d’oncologie et de sciences environnementales B. Ramazzini , à Bologne, en Italie.
L’aspartame a été découvert en 1965 et commercialisé aux États-Unis depuis 1974 et en France depuis 1988. Il remplace le sucre dans de nombreuses boissons, bonbons, desserts dits « light », certains produits pharmaceutiques, notamment des sirops et antibiotiques pour enfants. Il avait déjà été soupçonné de provoquer des cancers du cerveau.
La nouvelle étude « confirme l’absence de liens entre aspartame et tumeurs du cerveau », a souligné l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa), qui avait jugé en 2002 ce risque non prouvé. Mais les résultats rendus publics il y a quelques jours soulèvent « de nouvelles questions sur les liens potentiels entre l’exposition à l’aspartame et la survenue de cancer », reconnaît l’Afssa.
L’aspartame entraîne une « augmentation statistiquement significative des lymphomes et des leucémies chez les rats femelles, lorsqu’il est administré à des doses très proches de celles auxquelles les êtres humains peuvent être exposés », selon l’équipe italienne conduite par le Dr Morando Soffritti.
Les chercheurs appellent à « revoir rapidement » la réglementation concernant les doses admissibles de cet édulcorant « dans la nourriture et les boissons, en particulier pour protéger les enfants ».
« Ces résultats préliminaires doivent encore être confirmés », estime pour sa part l’Afssa.
L’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) a jugé « inapproprié de suggérer des changements dans les régimes alimentaires des consommateurs concernant l’aspartame sur la base des informations actuellement disponibles ». Une réévaluation des risques devrait commencer « dès que l’ensemble des données aura été fourni », précise l’Efsa dans un communiqué, relevant qu’elle prendra « vraisemblablement plusieurs mois » car les experts « prendront en compte les autres études et données disponibles à ce jour ».
La dose journalière acceptable (DJA) d’aspartame est actuellement fixée à 40 mg par jour et par kilogramme de poids corporel pour l’homme au sein de l’Union européenne et à 50 mg/kg aux États-Unis. La dose moyenne journalière d’aspartame effectivement consommée par la population se situerait entre 2 et 3 mg/kg, « mais davantage pour les enfants et les femmes enceintes », rappelle l’équipe italienne.
Lors de ses travaux portant sur 1 800 rats, les rongeurs ont reçu de l’aspartame, de l’âge de 8 semaines à la fin de leur vie, à des doses qui correspondraient pour l’homme à des prises allant de 0 à 5 000 mg/kg.
L’augmentation de la fréquence des lymphomes et leucémies chez les rates est liée à la dose reçue, soulignent les chercheurs, relevant qu’elle apparaît même, de « façon non statistiquement significative », dès l’équivalent de 4 mg/kg. Chez le rat mâle, la hausse n’est constatée qu’à partir d’une dose journalière correspondant à 5 000 mg/kg chez l’homme.
Ces travaux ne montrent aucune augmentation significative des cancers du cerveau chez les rongeurs.
L’aspartame, utilisé pour donner une saveur sucrée à plus de 6 000 produits allégés dans le monde, s’avère cancérigène chez le rat, selon une nouvelle étude scientifique qui pourrait conduire à réévaluer les risques liés à cet édulcorant.
Les travaux démontrent « pour la première fois, que l’aspartame est un agent cancérigène », a déclaré la fondation européenne d’oncologie et de sciences environnementales B. Ramazzini , à Bologne, en Italie.
L’aspartame a été découvert en 1965 et commercialisé aux États-Unis depuis 1974 et en France depuis 1988. Il remplace le sucre dans de nombreuses boissons, bonbons, desserts dits « light », certains produits pharmaceutiques, notamment des sirops et antibiotiques pour enfants. Il avait déjà été soupçonné de provoquer des cancers du cerveau.
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