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À suivre cette semaine Taittinger : groupe de luxe cherche repreneur

Par l’équipe des marchés de FFA La famille Taittinger détient 37,8 % des parts du groupe Taittinger qui lui-même contrôle 44 % du capital de la Société du Louvre. L’ensemble compte dans son giron des enseignes d’hôtels économiques (Campanile et Kyriad), de luxe (hôtels Concorde) ainsi que des palaces (hôtel De Crillon, hôtel Lutetia, Martinez à Cannes). Cela, bien entendu, en plus des champagnes Taittinger, de la cristallerie de Baccarat ou des parfums Annick Goutal. Depuis quelques semaines, ce qui n’était qu’une rumeur est devenu une information : le pacte d’actionnaire qui liait les actionnaires familiaux prend fin en novembre, et la solution choisie par les Taittinger pour l’avenir – et pour concilier les intérêts des quarante membres de la famille – est la vente pure et simple. Mandatés par la famille, BNP Paribas et Rothschild auraient retenu quatre ou cinq acquéreurs potentiels, essentiellement des fonds d’investissement. Le groupe CNP du financier belge Albert Frère, qui détient plus de 15 % des actions, est aussi impliqué dans ce processus et a décidé de ne pas exercer son droit de préemption. À noter tout de même que M. Frère a déjà doublé sa mise depuis son entrée fracassante en 2002 dans un groupe perçu par le marché comme la « Belle au bois dormant » de la cote parisienne. La nouvelle semble avoir réveillé la « Belle » puisque le titre Taittinger a franchi la semaine dernière le niveau de 365 euros contre moins de 200 euros à fin 2004, tandis que le titre Société du Louvre s’envolait à plus de 150 euros (contre moins de 100 euros à fin 2004) sur des confirmations d’offre de reprise par des investisseurs. L’affaire devrait se conclure rapidement, entre « un mois et cinq semaines » selon Claude Taittinger. Parmi les candidats intéressés, on notera la présence du fonds de Private Equity Carlyle et du fonds immobilier Colony Capital (fondé et dirigé par le Libanais d’origine Tom Barrak). Reste à savoir quelle sera la meilleure offre et à quel niveau de prix. * Cette analyse est donnée à titre indicatif. Elle ne saurait engager la responsabilité de L’Orient-Le Jour.
Par l’équipe des marchés de FFA

La famille Taittinger détient 37,8 % des parts du groupe Taittinger qui lui-même contrôle 44 % du capital de la Société du Louvre. L’ensemble compte dans son giron des enseignes d’hôtels économiques (Campanile et Kyriad), de luxe (hôtels Concorde) ainsi que des palaces (hôtel De Crillon, hôtel Lutetia, Martinez à Cannes). Cela, bien entendu, en plus des champagnes Taittinger, de la cristallerie de Baccarat ou des parfums Annick Goutal.
Depuis quelques semaines, ce qui n’était qu’une rumeur est devenu une information : le pacte d’actionnaire qui liait les actionnaires familiaux prend fin en novembre, et la solution choisie par les Taittinger pour l’avenir – et pour concilier les intérêts des quarante membres de la famille – est la vente pure et simple. Mandatés par la...