Kaddoumi relance la thèse de l’empoisonnement de Arafat par les Israéliens
le 13 juillet 2005 à 00h00
Huit mois après sa mort, la thèse de l’empoisonnement de Yasser Arafat par Israël est toujours bien vivace parmi les Palestiniens. Pour preuve, les propos tenus à Tunis par le chef du principal mouvement palestinien Fateh, Farouk Kaddoumi, assurant que le président défunt de l’Autorité palestinienne a été empoisonné par « les Israéliens ». « Je peux affirmer de façon catégorique que Abou Ammar (nom de guerre de Arafat) a été empoisonné », a-t-il déclaré, citant des médecins ayant examiné Arafat avant son transfert à Paris, où il est mort le 11 novembre 2004. Selon M. Kaddoumi, nommé chef du Fateh après le décès de Arafat et qui vit à Tunis, « le poison a été servi dans la nourriture et dans les médicaments avalés » par le président disparu. Le médecin personnel de Arafat durant plus de 20 ans, le Jordanien Ashraf al-Kurdi, « atteste que Abou Ammar présentait des symptômes d’empoisonnement », a ajouté M. Kaddoumi. Ces allégations, catégoriquement démenties par Israël et par les médecins français qui ont examiné Yasser Arafat peu avant sa mort à l’âge de 75 ans, à l’hôpital Percy, près de Paris, sont dans la même veine que celles émises par le secrétaire de cabinet de ce dernier, Ahmed Abdelrahman. Celui-ci affirmait que son chef avait été empoisonné plus d’un an avant sa mort. Ni Kaddoumi ni Abdelrahman n’ont fourni de preuves médicales soutenant leur thèse. Un des médecins traitants de Arafat et qui suivait son patient depuis plusieurs années, a simplement ri à l’écoute de ces affirmations. « Il (Kaddoumi) ne devrait pas tenir de tels propos sans avancer de preuve concrète », a affirmé à l’AFP ce médecin sous le couvert de l’anonymat.
Sur un autre plan, M. Kaddoumi a affirmé que des élections législatives auront lieu en janvier prochain dans les territoires palestiniens. Il a ajouté que les législatives palestiniennes seraient suivies d’un congrès général du Fateh, le premier à se réunir depuis 1989. Le chef du Fateh, qui refusait jusque-là de se rendre dans les territoires palestiniens, a de nouveau envisagé son « retour » dans la bande de Gaza après l’évacuation « totale » de ce territoire par l’armée israélienne.
Huit mois après sa mort, la thèse de l’empoisonnement de Yasser Arafat par Israël est toujours bien vivace parmi les Palestiniens. Pour preuve, les propos tenus à Tunis par le chef du principal mouvement palestinien Fateh, Farouk Kaddoumi, assurant que le président défunt de l’Autorité palestinienne a été empoisonné par « les Israéliens ». « Je peux affirmer de façon catégorique que Abou Ammar (nom de guerre de Arafat) a été empoisonné », a-t-il déclaré, citant des médecins ayant examiné Arafat avant son transfert à Paris, où il est mort le 11 novembre 2004. Selon M. Kaddoumi, nommé chef du Fateh après le décès de Arafat et qui vit à Tunis, « le poison a été servi dans la nourriture et dans les médicaments avalés » par le président disparu. Le médecin personnel de Arafat durant plus de 20 ans,...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.