En monégasque, «tel père tel fils»
se dit «un pin fà un pin»
le 13 juillet 2005 à 00h00
Les habitants de Monaco ne sont guère plus d’une trentaine à parler et à écrire sans faute le monégasque littéraire, mais au marché ou au jeu de boules, on parle encore le « bacicin », un mélange allègre de monégasque et de patois.
Si Albert II agissait comme son défunt père Rainier III, on pourrait dire en dialecte monégasque « un pin fà un pin » ( « un pain fait un pain », équivalent du français « tel père tel fils ») ou bien « l’aïga se ne va sempre à marina » ( « l’eau s’en va toujours à la mer »), rappelle le secrétaire général de l’académie des langues dialectales à Monaco, Claude Passet.
« On compte peut-être une trentaine de personnes qui sont capables de parler et d’écrire sans faute le vrai monégasque littéraire », estime M. Passet. « Mais il y a sans doute un millier de personnes qui parlent un mélange de monégasque et de patois de San Remo, de Vintimille, de Nice... On appelle ça le ‘bacicin’! », ajoute-t-il.
Le monégasque, un dialecte ligure issu du gênois, n’a été fixé par écrit qu’à partir de 1927. En transcrivant « le parler des vieux », Louis Notari écrivit alors une première œuvre littéraire, A Legenda da Santa Devota (La légende de Sainte Dévote, patronne des Grimaldi), toute en vers.
Jusqu’en 1960, il était interdit de parler monégasque à l’école, sous peine de sanction, rappelle M. Passet.
Depuis 1976, son enseignement est, au contraire, obligatoire dans le primaire et le secondaire (6e et 5e). Le monégasque peut d’ailleurs être présenté au baccalauréat français, précise-t-il.
Des mots du monégasque ont aussi été francisés : « Je cale à la plage » ( « Je descends à la plage »), dit-on dans la principauté.
Les habitants de Monaco ne sont guère plus d’une trentaine à parler et à écrire sans faute le monégasque littéraire, mais au marché ou au jeu de boules, on parle encore le « bacicin », un mélange allègre de monégasque et de patois.
Si Albert II agissait comme son défunt père Rainier III, on pourrait dire en dialecte monégasque « un pin fà un pin » ( « un pain fait un pain », équivalent du français « tel père tel fils ») ou bien « l’aïga se ne va sempre à marina » ( « l’eau s’en va toujours à la mer »), rappelle le secrétaire général de l’académie des langues dialectales à Monaco, Claude Passet.
« On compte peut-être une trentaine de personnes qui sont capables de parler et d’écrire sans faute le vrai monégasque littéraire », estime M. Passet. « Mais il y a sans doute un millier de...
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