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Les grands magasins parisiens cherchent leur voie(photos)

Il est loin le temps où Zola, dans son roman Au bonheur des dames, dénonçait la disparition des petits commerces au profit des grands magasins. Après avoir fait la fortune de leurs créateurs, ces paquebots de la consommation peinent depuis plusieurs années à se maintenir à flot. La fermeture de la Samaritaine pose un point d’interrogation sur l’avenir des quatre autres grands magasins parisiens centenaires (Bon Marché, BHV, Printemps, Galeries Lafayette) qui cherchent avec des fortunes diverses comment affronter un nouveau siècle. Ces entreprises, dont beaucoup ont essaimé en province, ont, quand elles sont rentables, des rendements de placements de père de famille. Le plus grand de ces magasins, les Galeries Lafayette, a choisi l’extension sur son site historique du Boulevard Haussmann, avec la naissance l’an dernier du Lafayette Maison qui avait investi tout un immeuble acheté au britannique Marks and Spencer. En tout, la célèbre enseigne occupe 66 000 m2 sur le boulevard, pour environ 700 millions d’euros de chiffre d’affaires, et dégage, selon les analystes, une rentabilité de 3 % à 4 %. Mais la querelle entre les deux familles fondatrices a obligé l’une à racheter les parts de l’autre, laissant un groupe très endetté. Sa filiale, le BHV (34 000 m2 de surface de vente), né en 1856, concurrencé côté luxe par les Galeries et côté bricolage par les Leroy-Merlin et autres Castorama, tâtonne toujours pour se forger une identité originale. Après de multiples tentatives pour lancer de nouveaux rayons, l’ancien Bazar de l’hôtel de ville de la rue de Rivoli est dans le rouge depuis plusieurs années, avec un trou de plus de 8 millions d’euros l’an dernier. Le Bon Marché (31 000 m2 de surface de vente), propriété comme la Samaritaine du groupe de luxe LVMH et seul magasin de la rive gauche qui a misé sur le très haut de gamme et le luxe depuis quelques années. Pari réussi puisque sa rentabilité atteint le record de 8 %, selon le magazine spécialisé LSA. Le Printemps (43 000 m2) a également choisi le haut de gamme mais avec une rentabilité moindre que son voisin du boulevard Haussmann, entre 2 % et 3 % selon les analystes. D’où les rumeurs de vente par son actionnaire principal, le groupe PPR, qui l’a acquis en 1991. Quant à la Samaritaine et ses 48 000 m2 de surface de vente, installée près du Pont-Neuf à mi-chemin entre le BHV et le tandem Galerie-Printemps, dans une zone commerciale assez pauvre en habitants, sa situation géograhique pose question depuis longtemps ainsi que son positionnement commercial. Elle avait renoncé au bricolage et aux prix bon marché mais n’avait pas encore conquis la jeunesse dorée du Marais qu’elle espérait attirer. Parmi les disparus de cette forme de commerce, Les Trois Quartiers, ancien grand magasin créé en 1829, avant même le Bon Marché, tout comme la Belle Jardinière, créée en 1866 près du Pont-Neuf, ne sont plus qu’un ensemble de boutiques.
Il est loin le temps où Zola, dans son roman Au bonheur des dames, dénonçait la disparition des petits commerces au profit des grands magasins. Après avoir fait la fortune de leurs créateurs, ces paquebots de la consommation peinent depuis plusieurs années à se maintenir à flot. La fermeture de la Samaritaine pose un point d’interrogation sur l’avenir des quatre autres grands magasins parisiens centenaires (Bon Marché, BHV, Printemps, Galeries Lafayette) qui cherchent avec des fortunes diverses comment affronter un nouveau siècle.
Ces entreprises, dont beaucoup ont essaimé en province, ont, quand elles sont rentables, des rendements de placements de père de famille.
Le plus grand de ces magasins, les Galeries Lafayette, a choisi l’extension sur son site historique du Boulevard Haussmann, avec la naissance l’an...