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Actualités - Opinion

Éclairage - Qui sont les soldats américains tués en Irak ?

Les soldats américains morts en Irak ont pour la plupart moins de 25 ans et viennent de tous les États-Unis, si l’on examine les informations fournies par le Pentagone concernant le seul mois de juin. Selon un bilan établi par l’AFP à partir des données du ministère américain de la Défense, 77 soldats américains sont morts en Irak entre le 1er et le 30 juin, soit un peu plus de deux par jour en moyenne. Quasiment chaque jour, le Pentagone rend publique la mort de soldats, précisant leur nom, leur âge, leur grade et leur lieu d’origine aux États-Unis, ainsi que la date, le lieu et les circonstances de leur mort en Irak. Selon ce décompte, publié sur le site du Pentagone, depuis l’entrée des troupes de la coalition dans le pays en mars 2003, 1 743 soldats américains sont tombés en Irak. Sur les 77 morts recensés en juin, 48 étaient âgés de 25 ans ou moins, soit 62 % des tués. Si on élargit le groupe à ceux qui avaient 30 ans ou moins, ils sont 60. Les plus jeunes avaient 18 ans. L’un s’appelait Jonathan Flores et venait de San Antonio (Texas, Sud). Ce Marine est mort le 15 juin avec trois autres de ses camarades quand leur véhicule a heurté un engin piégé lors de combats près de Ramadi (à l’ouest de Bagdad). Un autre s’appelait Christopher Kilpatrick, originaire de Columbus (Texas, Sud). Ce soldat est mort le 20 juin à Tal Afar (nord de l’Irak) quand son convoi a été attaqué par les insurgés à l’aide d’un engin piégé et de tirs d’armes légères. Le plus vieux avait 46 ans. Il s’agit du sergent Larry Arnold, de Carriere (Mississippi, Sud). Il est mort le 11 juin dans le village de Owesat avec un autre camarade quand leur véhicule blindé a été touché par un engin piégé. En étudiant ce groupe de soldats morts en juin, il apparaît qu’ils étaient originaires de tout le territoire américain, du Nord (Wisconsin, Michigan...) et du Sud (Texas, Louisiane...), de l’Est (New York, Pennsylvanie...) et de l’Ouest (Californie, Colorado...). Ils habitaient dans de grandes métropoles comme New York, Los Angeles, Seattle, Las Vegas, et Dallas ou dans des villes beaucoup plus petites comme Whitehouse dans le Kentucky, Cranston à Rhode Island, Danielson dans le Connecticut ou encore Pontotoc dans le Mississippi. Ces soldats sont morts dans des circonstances variées, notamment dans les opérations de combat contre les insurgés à Ramadi, Falloujah, Ar Rutbah et dans la province al-Anbar. Beaucoup ont été tués par des engins piégés qui ont explosé au passage de leur véhicule. L’origine ethnique des soldats tués en Irak n’est pas précisée par le ministère américain de la Défense. Plusieurs noms à consonance hispanique – Ramona Valdez, Carlos Pineda, Roberto Arizola, etc. – attestent d’un nombre important de soldats d’origine hispanique. Mais il n’est pas possible, sur la seule base de ces listes, de confirmer leur sur-représentation. Une partie de la communauté hispanique considère pourtant qu’elle paie un prix élevé à la guerre en Irak. L’an dernier, selon une enquête menée par le quotidien Washington Post, 30 % des Hispaniques vivant aux États-Unis estimaient que leur communauté payait un prix démesurément élevé à la guerre en Irak. Et dans un décompte effectué en janvier, le Pentagone avait indiqué que 11,6 % des victimes parmi les soldats américains étaient hispaniques, alors qu’ils représentent 9 % des effectifs des forces armées. Jérôme BERNARD (AFP)
Les soldats américains morts en Irak ont pour la plupart moins de 25 ans et viennent de tous les États-Unis, si l’on examine les informations fournies par le Pentagone concernant le seul mois de juin.
Selon un bilan établi par l’AFP à partir des données du ministère américain de la Défense, 77 soldats américains sont morts en Irak entre le 1er et le 30 juin, soit un peu plus de deux par jour en moyenne. Quasiment chaque jour, le Pentagone rend publique la mort de soldats, précisant leur nom, leur âge, leur grade et leur lieu d’origine aux États-Unis, ainsi que la date, le lieu et les circonstances de leur mort en Irak. Selon ce décompte, publié sur le site du Pentagone, depuis l’entrée des troupes de la coalition dans le pays en mars 2003, 1 743 soldats américains sont tombés en Irak.
Sur les 77 morts recensés...