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Actualités - Chronologie

Développement Les solutions du G8 sont insuffisantes, selon des économistes

Ni l’effacement de la dette, ni l’augmentation de l’aide, ni la levée des barrières douanières ne suffiront à soulager l’économie africaine, estiment deux économistes de la banque britannique Standard Chartered dans une étude. « La solution est une solution interne à l’Afrique » plutôt qu’une assistance permanente aux économies africaines, affirment Gérard Lyons et Razia Khan, auteurs de l’étude. Le décollage du continent, avancent les deux économistes, dépend de la mise en œuvre sur le long terme de « politiques macroéconomiques crédibles », d’une « diversification économique » et d’un « rôle plus important attribué au secteur privé ». L’annulation de la dette des pays pauvres, le doublement de l’aide internationale au développement et la suppression des barrières protectionnistes des pays riches, en particulier agricoles, sont les trois volets du Plan Marshall pour l’Afrique et le développement proposé en début d’année par le ministre britannique des Finances, Gordon Brown, et qui servent depuis de base aux discussions du G8 sur la réduction de la pauvreté. Les mécanismes d’assistance qui seront débattus au G8, même s’ils peuvent être utiles à court terme, ne proposent pas un projet viable de sortie de crise, argumentent les économistes. Sur l’annulation de la dette, Gérard Lyons et Razia Khan évoquent les « dégâts moraux » potentiels consécutifs à une telle action. « Une fois qu’on a annulé la dette d’un pays, argumentent-ils, il existe dans celui-ci peu de mécanismes pour garantir que l’argent ainsi économisé sera alloué aux dépenses sociales à la place. » Sur l’aide, ils avancent aussi une vision anticonformiste. « Il pourrait sembler que le problème de l’aide est un problème qui se résout assez simplement : il suffit d’aider plus », expliquent-ils. Gérard Lyons et Razia Khan remarquent aussi que si l’ouverture équitable des marchés européens aux produits africains est une idée « sensée », la levée des barrières protectionnistes « peut à court terme causer des problèmes importants de transition ». Remarquant que les politiques douanières sont particulièrement contraignantes entre États africains, les économistes plaident pour une approche progressive.
Ni l’effacement de la dette, ni l’augmentation de l’aide, ni la levée des barrières douanières ne suffiront à soulager l’économie africaine, estiment deux économistes de la banque britannique Standard Chartered dans une étude.
« La solution est une solution interne à l’Afrique » plutôt qu’une assistance permanente aux économies africaines, affirment Gérard Lyons et Razia Khan, auteurs de l’étude.
Le décollage du continent, avancent les deux économistes, dépend de la mise en œuvre sur le long terme de « politiques macroéconomiques crédibles », d’une « diversification économique » et d’un « rôle plus important attribué au secteur privé ».
L’annulation de la dette des pays pauvres, le doublement de l’aide internationale au développement et la suppression des barrières protectionnistes...