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Les hommes d’affaires attendent des réformes du nouveau gouvernement

Les milieux d’affaires libanais souhaitent la fin rapide des tractations politiques pour la formation du nouveau gouvernement afin de lui présenter un programme de réformes qu’ils estiment nécessaires pour sortir le pays du marasme économique. Les principaux acteurs économiques ont exprimé leur confiance dans le Premier ministre désigné, Fouad Siniora. « La famille bancaire croit en la capacité de Siniora, auteur de réformes financières et fiscales », affirme le président de l’Association des banques, Joseph Torbey. Le vice-président des Chambres de commerce, Mohammed Lama, espère que M. Siniora « poursuivra le redressement économique initié par Rafic Hariri et dont l’exécution a rencontré des obstacles politiques ». Fouad Siniora est appelé à mettre en œuvre une série de réformes : privatisation et/ou restructuration d’entreprises publiques afin de réduire le poids de l’État dans l’économie libanaise, lutte contre la corruption et création d’un climat plus propice à l’investissement privé, selon les milieux d’affaires du pays. « Toutes les parties politiques doivent faciliter le travail du gouvernement et adhérer aux réformes politiques et économiques et à la lutte contre la corruption », affirme le président de l’Association des industriels, Fadi Abboud. « Les hommes politiques qui ont plongé le pays ces dernières quinze années dans la corruption, le clientélisme, le déficit et le surendettement font aujourd’hui leur mea culpa et affirment prôner la réforme et la transparence », a indiqué à l’AFP un économiste, qui a requis l’anonymat. « Mais leurs propos me laissent sceptique, poursuit-il. Preuve en est qu’ils se jettent comme des affamés pour se tailler leur part au sein du gouvernement alors qu’ils devraient mettre l’intérêt public et le salut du pays au-dessus de tout. » Les indicateurs économiques ont presque tous reculé au premier trimestre. Les permis de construire ont chuté de 26 %, le nombre de touristes a diminué de 11 %, les entrées de capitaux ont reculé de 35 %, selon le rapport économique trimestriel du groupe bancaire Audi-Saradar. La balance des paiements a enregistré un déficit de 1,43 milliard de dollars durant les quatre premiers mois de l’année. « Nous voulons des réformes politiques et économiques, une modernisation des lois, des plans pour doper des secteurs productifs qui périclitent, tels que l’agriculture et l’industrie, relancer le tourisme, augmenter la rentabilité des services », a affirmé à l’AFP l’industriel Charles Arbid. Un haut responsable bancaire, qui a requis l’anonymat, a pour sa part indiqué à l’AFP que « les hommes politiques doivent faciliter la tâche de M. Siniora car le pays affrontera à terme une crise encore plus aiguë si des réformes structurelles, accompagnées d’une aide étrangère rapide, ne sont pas vite mises en œuvre ». « Il faut privatiser, à commencer par la téléphonie mobile, il faut titriser les recettes de l’État, augmenter la pression fiscale et réduire drastiquement l’Administration afin de convaincre la communauté internationale d’accorder une aide de cinq à six milliards de dollars pour réduire le déficit et endiguer la progression de la dette », a-t-il précisé.

Les milieux d’affaires libanais souhaitent la fin rapide des tractations politiques pour la formation du nouveau gouvernement afin de lui présenter un programme de réformes qu’ils estiment nécessaires pour sortir le pays du marasme économique.
Les principaux acteurs économiques ont exprimé leur confiance dans le Premier ministre désigné, Fouad Siniora.
« La famille bancaire croit en la capacité de Siniora, auteur de réformes financières et fiscales », affirme le président de l’Association des banques, Joseph Torbey.
Le vice-président des Chambres de commerce, Mohammed Lama, espère que M. Siniora « poursuivra le redressement économique initié par Rafic Hariri et dont l’exécution a rencontré des obstacles politiques ».
Fouad Siniora est appelé à mettre en œuvre une série de réformes : privatisation...