Le président Émile Lahoud affirme être pleinement disposé à faciliter la mise en place d’un gouvernement d’entente cohérent au sein duquel toutes les parties, toutes les forces politiques seraient comprises, sans exception, pour traduire en actes les préceptes unificateurs de Taëf.
Le chef de l’État, cité par l’ancien ministre Wadih el-Khazen, souligne qu’il faut prendre en compte les résultats des législatives, malgré les déficiences évidentes de la loi 2000. Il est nécessaire, à ses yeux, de former un gouvernement qui reflète les équilibres issus du scrutin. À condition de veiller à ce que l’équipe soit bien soudée, capable de faire face aux défis qui se présentent. Le président Lahoud insiste : on doit intégrer dans ce gouvernement toutes les composantes du nouveau Parlement.
Le président a exprimé devant Khazen son appréciation pour le climat qui a marqué les consultations parlementaires de désignation, auxquelles il a procédé, en relevant qu’elles ont révélé un sens national responsable chez tous les parlementaires, souhaitant que ce même climat national se reflète dans le programme du prochain gouvernement en vue de compléter la réconciliation nationale ainsi que l’application de Taëf.
Par ailleurs, le président Lahoud a reçu de Charles Rizk, ministre de l’Information et qui se trouve être également son représentant personnel au sein de l’Organisation de la francophonie, un compte-rendu des récents travaux du conseil permanent de cette instance, ainsi que des détails sur les préparatifs du prochain sommet de la francophonie, prévu en Roumanie l’an prochain.
Parmi les visiteurs de Baabda, hier, l’ancien ministre et député Abdel Rahim Mrad. Puis l’ancien ministre et député Talal Merhabi, qui a souhaité un gouvernement à la hauteur, dont la priorité serait une nouvelle loi électorale équitable. Le chef de l’État s’est également entretenu avec l’ancien député Najah Wakim, ainsi qu’avec Fouad Makhzoumi, président du Parti du dialogue national.
Les présidents des Ordres de la presse et des journalistes, Mohammed Baalbacki et Melhem Karam, ont par ailleurs invité le président Lahoud à parrainer, le 21 juillet, la cérémonie en mémoire de Riad Taha, martyr de la presse, assassiné il y a 25 ans.
Sur un plan social important, le chef de l’État a donné des directives pressantes pour que l’on jette un pont pour piétons à Louayzé, où le malheureux Élias Nabhane a été fauché récemment par un chauffard. Il convient de noter que le projet, qui existe en fait depuis deux ans, n’a jamais connu de premier coup de pioche.
Par ailleurs, le président Lahoud a adressé au président George Bush, à l’occasion du 229e anniversaire de l’indépendance des États-Unis, une dépêche de congratulations et de vœux. En écrivant que les grands principes sur lesquels se fonde la nation américaine sont ceux-là mêmes qui inspirent une humanité en quête de liberté et de primauté de la loi, ajoutant que la démocratie est devenue une mission et une responsabilité mondiales. Tout le monde profite de la consolidation de la démocratie. Sans doute, conclut le président Lahoud, le destin de l’Amérique est-il de porter le flambeau de la liberté, mais tout le monde a le devoir de la consolider.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le président Émile Lahoud affirme être pleinement disposé à faciliter la mise en place d’un gouvernement d’entente cohérent au sein duquel toutes les parties, toutes les forces politiques seraient comprises, sans exception, pour traduire en actes les préceptes unificateurs de Taëf.
Le chef de l’État, cité par l’ancien ministre Wadih el-Khazen, souligne qu’il faut prendre en compte les résultats des législatives, malgré les déficiences évidentes de la loi 2000. Il est nécessaire, à ses yeux, de former un gouvernement qui reflète les équilibres issus du scrutin. À condition de veiller à ce que l’équipe soit bien soudée, capable de faire face aux défis qui se présentent. Le président Lahoud insiste : on doit intégrer dans ce gouvernement toutes les composantes du nouveau Parlement.
Le président...