Jordanie
Le gouvernement Badrane remanié
en vue d’un vote de confiance au Parlement
le 04 juillet 2005 à 00h00
Le Premier ministre jordanien Adnane Badrane a remanié hier son gouvernement, moins de trois mois après sa formation, en vue d’un vote de confiance au Parlement qui devrait lui permettre de poursuivre sa politique de réformes et d’augmenter le prix des carburants.
Ce remaniement, qui a vu l’entrée de huit ministres et la sortie de cinq, est consécutif à un véritable tollé de nombreux députés qui ont menacé de ne pas donner leur confiance au gouvernement tant que des ministres impopulaires, notamment le ministre des Finances, Bassem Awadallah, restait au gouvernement. Ce dernier, un homme controversé, proche du roi et des Américains, a démissionné le 15 juin, ouvrant la voie au remaniement ministériel d’hier.
Le changement le plus important du remaniement est le retour au gouvernement de Marwan Moasher qui occupera à nouveau la fonction de vice-Premier ministre. Ce dernier dirige depuis quelques mois « le programme national », un groupe de réflexion sur les réformes dans le pays, représentatif de toutes les couches sociales. M. Moasher se verra confier en outre la tâche de porte-parole du gouvernement, avec pour mission d’expliquer les réformes, selon un responsable. Par ailleurs, Adel Qudah, chef de la Commission de la privatisation depuis 1996, a été nommé aux Finances. Mis à part MM. Moasher et Qudaa, six autres ministres sont entrés dans le gouvernement remanié, dont une femme.
« Confronté à des décisions impopulaires, notamment une augmentation des prix des carburants de l’ordre de 5 à 12 %, le gouvernement de M. Badrane devait se “débarrasser” des ministres controversés et gagner une popularité qui lui permettra d’appliquer les nouveaux prix sans trop de grogne populaire », a indiqué un responsable jordanien sous le couvert de l’anonymat.
Le Parlement tiendra une session extraordinaire à la mi-juillet.
D’autre part, un député d’une circonscription de Amman à majorité palestinienne a annoncé hier sa démission pour protester contre une mauvaise représentation au sein du gouvernement.
Le Premier ministre jordanien Adnane Badrane a remanié hier son gouvernement, moins de trois mois après sa formation, en vue d’un vote de confiance au Parlement qui devrait lui permettre de poursuivre sa politique de réformes et d’augmenter le prix des carburants.
Ce remaniement, qui a vu l’entrée de huit ministres et la sortie de cinq, est consécutif à un véritable tollé de nombreux députés qui ont menacé de ne pas donner leur confiance au gouvernement tant que des ministres impopulaires, notamment le ministre des Finances, Bassem Awadallah, restait au gouvernement. Ce dernier, un homme controversé, proche du roi et des Américains, a démissionné le 15 juin, ouvrant la voie au remaniement ministériel d’hier.
Le changement le plus important du remaniement est le retour au gouvernement de Marwan Moasher qui...
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