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RELIGION La première femme prêtre française « ordonnée » aujourd’hui

À 55 ans, Geneviève Beney doit être « ordonnée » aujourd’hui première femme prêtre française à l’occasion d’une cérémonie sur une péniche à Lyon déjà condamnée par l’Église catholique. Cette femme, mariée et sans enfant, suit ainsi l’engagement de sept femmes « ordonnées » prêtres en juin 2002 en Europe de l’Est par l’archevêque argentin Romulo Braschi, membre de l’Église catholique et apostolique charismatique du Christ-Roi, non reconnue par le Vatican. Le Vatican les a rapidement interdites de sacrements, sans toutefois les exclure de l’Église. Deux d’entre elles, l’Autrichienne Cristina Mayer-Lumetzberger et l’Allemande Gisela Forster, ont depuis été « ordonnées » évêques par Mgr Braschi. Geneviève Beney avait obtenu au début des années 1980 une licence de théologie à la faculté de Strasbourg, avant de s’éloigner peu à peu de cette église où elle ne trouvait « pas (sa) place ». Elle s’est peu à peu rapprochée de plusieurs mouvements catholiques réformateurs ou contestataires. Après un an et demi de formation via Internet, Geneviève Beney est devenue « diacre » en juin 2004. Aujourd’hui, elle doit être « ordonnée » prêtre par les deux « évêques » femmes, qui doivent ensuite « ordonner » neuf femmes diacres ou prêtres le 25 juillet, sur un bateau-mouche, au milieu du Saint-Laurent, entre le Canada et les États-Unis. « Le but est de permettre aux femmes d’avoir toute leur place dans l’Église catholique, y compris leur place de service et de responsabilité », écrit Geneviève Beney dans le hors-série que la revue catholique contestataire Golias consacre à ces ordinations. En mai 1994, Jean-Paul II avait réaffirmé l’interdiction de l’ordination des femmes dans une lettre apostolique, Ordinatio Sacerdotalis, une décision qui appartient au domaine de l’infaillibilité pontificale et ne pourra donc pas être modifiée, même par ses successeurs, avait alors estimé Mgr Joseph Ratzinger, devenu Benoît XVI. Parmi les autres religions, la majorité des Églises protestantes, de même que l’Église anglicane, a commencé à partir des années 1950 à nommer des femmes pasteurs, puis évêques. Les communautés juives libérales ordonnent également des femmes rabbins. Mais il n’y a pas de femmes imams ou popes.
À 55 ans, Geneviève Beney doit être « ordonnée » aujourd’hui première femme prêtre française à l’occasion d’une cérémonie sur une péniche à Lyon déjà condamnée par l’Église catholique. Cette femme, mariée et sans enfant, suit ainsi l’engagement de sept femmes « ordonnées » prêtres en juin 2002 en Europe de l’Est par l’archevêque argentin Romulo Braschi, membre de l’Église catholique et apostolique charismatique du Christ-Roi, non reconnue par le Vatican.
Le Vatican les a rapidement interdites de sacrements, sans toutefois les exclure de l’Église. Deux d’entre elles, l’Autrichienne Cristina Mayer-Lumetzberger et l’Allemande Gisela Forster, ont depuis été « ordonnées » évêques par Mgr Braschi.
Geneviève Beney avait obtenu au début des années 1980 une licence de théologie à la...