Il est loin le temps où les prix des bureaux à Beyrouth connaissaient une hystérie démesurée. Si en 1994-1995 certains bureaux situés dans des immeubles de renom proposaient des loyers de 400 à 450 dollars le m2, aujourd’hui, les prix les plus élevés ne dépassent pas les 275 à 300 dollars le m2.
À l’avenir, la tendance est plutôt au statu quo. À cela plusieurs explications :
– La demande actuelle reste limitée.
– Le stock des bureaux disponibles sur le marché est important. Les éventuelles sociétés qui recherchent un emplacement n’ont que l’embarras du choix et peuvent comparer les prix et la qualité des sites.
– La situation sécuritaire et économique du pays ne favorise pas l’arrivée de multinationales. Beyrouth est loin encore d’être un centre d’affaires régional.
– Beaucoup de compagnies ne sont plus aussi dépendantes d’une adresse de prestige dans un immeuble connu. Elles cherchent désormais la fonctionnalité : grande surface, modernité, loyers acceptables, parking et bonne accessibilité.
Avec plus de 120 immeubles de bureaux, le centre-ville fait figure de quartier des affaires de Beyrouth. Pourtant, on est encore loin de la City à Londres ou de la Défense à Paris. Les plus high-tech et les plus modernes comme Atrium et an-Nahar, où les loyers peuvent varier de 200 à 275 dollars le m2, attirent des sociétés locales ou internationales. Si leurs promoteurs ne sont pas trop gourmands avec des loyers injustifiés, les immeubles actuellement en construction comme Semiramis, Berytus, Fochville, devraient rapidement trouver preneurs. À l’opposé, le centre-ville compte encore une multitude de bureaux vacants. Bien que situés dans des immeubles de caractère, ils n’offrent pas de parkings et disposent de petits espaces cloisonnés qui ne répondent plus aux tendances internationales. Les loyers ne devraient pas y excéder les 150 dollars le m2.
De nombreux immeubles ont été construits au cours des dernières années à Achrafieh (Borj al-Ghazal, Jupiter, Zen, 730 Tabaris, Sodeco Square, Centre Sole, etc.). Les avenues Sarkis et Malek sont devenues des axes importants jalonnés de complexes de bureaux et de sièges bancaires. La proximité du centre-ville, la bonne accessibilité, les parkings souterrains et les loyers moins élevés qu’à Solidere (sur l’ensemble du quartier, le loyer moyen varie de 100 à 150 dollars le m2) en font des destinations attrayantes. De plus, le quartier de Gemmayzé, dont la rue Pasteur, tend également à sortir la tête de l’eau. Des immeubles comme Burotec, 96 Pasteur, Dagher, Pasteur 40 et Zoghbi 45 offrent de multiples possibilités d’avoir un bureau à un prix raisonnable et bien situé à Beyrouth avec en prime une vue sur le port.
À l’exception du centre Gefinor qui est toujours aussi recherché (les loyers y varient de 150 à 200 dollars le m2), Hamra a encore du mal à attirer de nouvelles compagnies. Il est vrai que le parc des bureaux disponibles a pris un sacré coup de vieux. Il est incontestable qu’avoir une adresse à Hamra, pourtant l’un des quartiers les plus animés de la ville, n’a plus la cote. Seule solution pour changer cette désaffection, proposer des loyers compétitifs (soit de 75 à 100 dollars le m2 en fonction de l’état des lieux et de l’accessibilité du site).
En coopération avec Ramco
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À l’avenir, la tendance est plutôt au statu quo. À cela plusieurs explications :
– La demande actuelle reste limitée.
– Le stock des bureaux disponibles sur le marché est important. Les éventuelles sociétés qui recherchent un emplacement n’ont que l’embarras du choix et peuvent comparer les prix et la qualité des sites.
– La situation sécuritaire et économique du pays ne favorise pas l’arrivée de multinationales. Beyrouth est loin encore d’être un centre d’affaires régional.
– Beaucoup de...