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Actualités - Analyse

Changes et Bourses L’euro soutenu par une chasse aux bonnes affaires

L’euro a progressé face au dollar sur les marchés des changes internationaux, certains investisseurs passant à l’achat pour couvrir leurs engagements en cette monnaie. Selon les cambistes, le facteur fondamental de ce mouvement repose sur des espoirs croissants d’un statu quo monétaire de la Banque centrale européenne (BCE), qui ont dissipé les spéculations sur une baisse des taux d’intérêt en zone euro. À cela auraient contribué les propos tenus par le président de cet organisme, Jean-Claude Trichet, vendredi dernier, qui a convaincu les marchés qu’il maintiendra ses taux à 2 % en 2005. En outre, la publication hier de l’indice de l’institut de conjoncture Ifo, mesurant le moral des chefs d’entreprises en Allemagne, a également aidé à améliorer le sentiment vis-à-vis de l’euro. L’indice Ifo s’est redressé de 0,4 point pour s’établir à 93,3 points en juin après quatre mois consécutifs de baisse. Cela d’autant que la composante mesurant les attentes à six mois a augmenté de 0,6 point et celle évaluant la situation courante des entreprises de 0,3 point. Cette amélioration de l’Ifo est venue aussi réduire les attentes sur le marché de voir la BCE baisser ses taux. L’annonce que la zone euro a enregistré une sortie nette de capitaux, en termes d’investissements directs et de portefeuille, de 9,1 milliards EUR en avril contre 11,5 milliards EUR en mars a également agi à l’actif de la monnaie unique. Celle-ci, qui avait beaucoup reculé la semaine dernière, ne tardait pas à être soutenue hier par une chasse aux bonnes affaires, à laquelle se sont livrées des banques centrales étrangères qui étaient prêtes à racheter des euros dans le cadre de la diversification de leurs réserves de change. À cet égard, le sentiment envers l’euro a été amélioré par des déclarations du gouverneur de la Banque centrale qatarie, qui a trouvé l’euro pas cher. Compte tenu de toutes ces considérations, la monnaie unique s’est trouvée dans une position relativement privilégiée. Elle s’est, en effet, finalement négociée à New York sur un ton ferme à 1,2160 $ contre 1,21 $ vendredi dernier, en nouvelle hausse de 0,50 %. Les Bourses pénalisées par le pétrole cher La Bourse américaine n’a pas pu mettre à profit hier les opérations de fin de trimestre en raison des préoccupations suscitées par les cours élevés du pétrole. Les espoirs des investisseurs à cette occasion ont donc été anéantis, car il va être très difficile de démarrer une reprise avec un baril de pétrole qui gagne 50 cents par jour pour franchir allègrement le seuil de 60 $, fait-on remarquer dans les salles de marché. En outre, le lancement d’un avertissement sur résultat au 2e trimestre par International Paper a également assombri le climat entourant la cote. Les Bourses européennes ont été dominées aussi par les inquiétudes liées au niveau élevé des prix du brut qui pèse notamment sur les valeurs liées au transport. Les automobiles ont souffert aussi de l’abaissement par JP Morgan de sa recommandation sur Peugeot. Les valeurs technologiques ont pâti de leur côté du sentiment général du marché pour le secteur. À la Bourse de Beyrouth, des prises de bénéfices sur Solidere ont ramené ses actions A de 13,47 $ à 13,15 $ et B de 13,36 $ à 13,21 $. Élie KAHWAGI



L’euro a progressé face au dollar sur les marchés des changes internationaux, certains investisseurs passant à l’achat pour couvrir leurs engagements en cette monnaie. Selon les cambistes, le facteur fondamental de ce mouvement repose sur des espoirs croissants d’un statu quo monétaire de la Banque centrale européenne (BCE), qui ont dissipé les spéculations sur une baisse des taux d’intérêt en zone euro. À cela auraient contribué les propos tenus par le président de cet organisme, Jean-Claude Trichet, vendredi dernier, qui a convaincu les marchés qu’il maintiendra ses taux à 2 % en 2005. En outre, la publication hier de l’indice de l’institut de conjoncture Ifo, mesurant le moral des chefs d’entreprises en Allemagne, a également aidé à améliorer le sentiment vis-à-vis de l’euro. L’indice Ifo...