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Un quotidien officiel critique des militants des droits de l’homme en Syrie

Le quotidien officiel as-Saoura a critiqué hier des défenseurs des droits de l’homme qui ont demandé à l’Union européenne (UE) de ne pas signer l’accord d’association avec la Syrie avant l’introduction des libertés démocratiques dans ce pays. « En demandant à l’UE de ne pas signer l’accord d’association avec la Syrie, l’avocat Anouar Bounni et ses compagnons portent atteinte à l’intérêt de la patrie devant une délégation étrangère », écrit le quotidien en première page. « Ceux-ci entravent avec leurs voix aberrantes le grand effort déployé par les Syriens depuis le début du processus de Barcelone (en 1995) afin que l’accord réponde à la fois aux intérêts syriens et européens », poursuit as-Saoura. Le journal accuse ces militants d’« adopter la même position que celle des forces extérieures qui exercent des pressions sur la Syrie, comme le sionisme et les États-Unis ». L’accord d’association Syrie-UE, qui prévoit une zone de libre-échange à l’horizon 2010, a été paraphé fin 2004, mais il n’est toujours pas signé. Certaines parties au sein du Parlement européen avaient prôné un report de la signature de cet accord en raison du comportement de la Syrie au Liban. Pour sa part, dans une déclaration à l’AFP, Me Bounni a exprimé l’espoir que l’article d’as-Saoura « soit le début d’un dialogue sur l’intérêt national et non une tentative pour justifier une (nouvelle) campagne d’arrestations ». « L’accord d’association comporte une clause essentielle sur les droits de l’homme que tout le monde a le droit de discuter », a poursuivi l’avocat. La semaine dernière, une délégation parlementaire de l’UE en visite en Syrie s’était entretenue avec Me Bounni et deux autres militants des droits de l’homme, l’avocate Daad Moussa et le médecin Kamal Labouani. Me Bounni a affirmé à l’AFP avoir demandé à la délégation que l’accord « ne soit signé que si le gouvernement syrien respectait les droits humains ».

Le quotidien officiel as-Saoura a critiqué hier des défenseurs des droits de l’homme qui ont demandé à l’Union européenne (UE) de ne pas signer l’accord d’association avec la Syrie avant l’introduction des libertés démocratiques dans ce pays. « En demandant à l’UE de ne pas signer l’accord d’association avec la Syrie, l’avocat Anouar Bounni et ses compagnons portent atteinte à l’intérêt de la patrie devant une délégation étrangère », écrit le quotidien en première page. « Ceux-ci entravent avec leurs voix aberrantes le grand effort déployé par les Syriens depuis le début du processus de Barcelone (en 1995) afin que l’accord réponde à la fois aux intérêts syriens et européens », poursuit as-Saoura. Le journal accuse ces militants d’« adopter la même position que celle des forces...