Le premier président laïc depuis les années de la révolution
le 27 juin 2005 à 00h00
C’est pour la première fois qu’un laïc accède à la présidence de la République depuis 1981, marquant l’avènement d’une nouvelle génération de politiciens.
Contrairement aux trois derniers présidents, Mohammed Khatami (1997-2005), Akbar Hachémi Rafsandjani (1989-1997) et Ali Khamenei (1981-1989), le nouveau président iranien n’est pas un religieux.
Dans les premières années de la révolution islamique, l’Iran a connu deux présidents laïcs, Abdolhassan Bani Sadr, qui a fui l’Iran en 1981, et Mohammed Ali Rejaïe, tué dans un attentat trois mois seulement après avoir été élu. D’ailleurs, les partisans du nouveau président le comparent volontiers à M. Rejaïe, adulé par l’électorat populaire et les islamistes pour sa simplicité et sa « proximité » avec le peuple.
L’élection de Mahmoud Ahmadinejad à la présidence intervient après celle d’un autre laïc à la tête du Parlement. Depuis les premières années de la révolution, l’usage voulait que les présidents des trois pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire soient des religieux. Sur les trois, il n’y a plus que Mahmoud Hachémi Shahroudi, chef de l’autorité judiciaire, à être un religieux. En effet, seul un dignitaire religieux de haut rang ayant le pouvoir de prononcer des fatwas peut diriger la justice. « La présence de deux laïcs à la tête de l’Exécutif et du Législatif diminue le poids de ces deux responsables et renforce encore plus le poids du guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei », affirme un analyste sous le couvert de l’anonymat.
« Le problème n’est pas que le nouveau président soit religieux ou pas. Depuis la révolution, l’Exécutif n’a jamais été contrôlé par un extrémiste. Aujourd’hui, le pouvoir, dans sa totalité, est entre les mains du guide suprême et je ne pense pas que l’ayatollah Ali Khamenei veuille mettre le pied sur l’accélérateur », a déclaré le journaliste sociologue Hamid Reza Jalaïpour. M. Ahmadinejad est considéré comme très proche du guide. Il devra appliquer la politique de ce dernier, contrairement à ses deux prédécesseurs, Mohammed Khatami et Akbar Hachémi Rafsandjani, qui avaient leur propre vision de la politique intérieure et internationale.
C’est la première fois, depuis le début de la révolution islamique, que tous les pouvoirs sont concentrés entre les mains d’une seule tendance du pouvoir.
C’est pour la première fois qu’un laïc accède à la présidence de la République depuis 1981, marquant l’avènement d’une nouvelle génération de politiciens.
Contrairement aux trois derniers présidents, Mohammed Khatami (1997-2005), Akbar Hachémi Rafsandjani (1989-1997) et Ali Khamenei (1981-1989), le nouveau président iranien n’est pas un religieux.
Dans les premières années de la révolution islamique, l’Iran a connu deux présidents laïcs, Abdolhassan Bani Sadr, qui a fui l’Iran en 1981, et Mohammed Ali Rejaïe, tué dans un attentat trois mois seulement après avoir été élu. D’ailleurs, les partisans du nouveau président le comparent volontiers à M. Rejaïe, adulé par l’électorat populaire et les islamistes pour sa simplicité et sa « proximité » avec le peuple.
L’élection de Mahmoud...
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