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Actualités - Analyse

Changes et Bourses L’euro toujours miné par les rumeurs de baisse des taux européens

L’euro a continué d’osciller hier autour de ses derniers niveaux de la veille sur les marchés des changes internationaux, restant affaibli par des rumeurs sur un éventuel assouplissement de la politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE). La question du différentiel des taux d’intérêt entre les États-Unis et la zone euro est donc revenue dès le début de la semaine au premier plan, des informations de presse ayant évoqué la possibilité d’une baisse des taux d’intérêt de la BCE pour soutenir une croissance anémique en zone euro. Cette morosité de la croissance européenne a été illustrée hier par un recul de 0,9 % de la consommation des ménages français en produits manufacturés en mai, après une hausse de 1,1 % en avril, alors que les analystes tablaient sur une baisse de 0,3 % seulement. Cela étant, et compte tenu de la décision de la Banque centrale de Suède (la Riksbank) de réduire son principal taux directeur de 0,50 point en pourcentage de 2 % à 1,5 %, son plus bas historique, en raison d’une croissance économique très faible, les cambistes commencent à anticiper un geste pareil de la BCE. Cela d’autant qu’ils venaient d’apprendre que le ministre allemand de l’Économie, Wolfgang Clement, a fait paraître un communiqué dans lequel il déclarait que « la baisse de taux sensible de la Riksbank montre qu’il est actuellement possible pour la BCE de faire de même pour soutenir l’économie dans sa région ». Dans cette crainte, les opérateurs ont estimé devoir rester sur la défensive. En effet, ils ont ignoré l’annonce hier par l’institut ZEW que son indice mesurant la confiance du secteur financier allemand dans la conjoncture économique pendant les 6 prochains mois a grimpé de 13,9 points en mai à 19,5 points en juin. Il en est de même de l’annonce par Eurostat que le coût de la main-d’œuvre dans la zone euro a augmenté de 3,1 % au 1er trimestre 2005 contre 2,5 % au 4e trimestre 2004 et qui est passée comme inaperçue malgré les signes inflationnistes qu’elle reflète. Pourtant, les attaques à la baisse du dollar contre le yen sur des informations de presse faisant état de la possibilité d’une réévaluation légère du yuan chinois sont venues en fin de journée alléger les pressions sur l’euro. C’est ainsi qu’à New York, la monnaie unique européenne est parvenue à se négocier sur un ton un peu résistant à 1,2175 $ contre 1,2145 $ la veille, en léger progrès de 0,25 %. Nouvelle hausse de Solidere A La Bourse américaine a évolué hier sans direction, en l’absence de facteurs particuliers d’orientation. Pourtant, la cote est parvenue à surmonter les inquiétudes liées à la flambée du pétrole, trouvant un certain appui dans la hausse de 0,1 % des ventes des chaînes de magasins aux États-Unis la semaine dernière. Mais les nouvelles selon lesquelles General Electric a reçu une citation à comparaître devant un tribunal à New York, dans le cadre d’une enquête sur certains produits d’assurances, ont un peu assombri le climat entourant le marché. Les Bourses européennes ont fini en hausse, portées par le repli de l’euro qui a profité notamment aux automobiles. Un commentaire encourageant de Goldman Sachs sur les assurances en Europe a soutenu plusieurs sociétés du secteur. Il en est de même de la recommandation de Merrill Lynch sur le titre de GlaxoSmithKline par rapport aux pharmaceutiques. À la Bourse de Beyrouth, les actions A de Solidere ont continué sur leur lancée de la veille remontant de 11,55 $ à 11,72 $, alors que celles de la catégorie B se sont légèrement repliées de 11,40 $ à 11,39 $. Élie KAHWAGI


L’euro a continué d’osciller hier autour de ses derniers niveaux de la veille sur les marchés des changes internationaux, restant affaibli par des rumeurs sur un éventuel assouplissement de la politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE). La question du différentiel des taux d’intérêt entre les États-Unis et la zone euro est donc revenue dès le début de la semaine au premier plan, des informations de presse ayant évoqué la possibilité d’une baisse des taux d’intérêt de la BCE pour soutenir une croissance anémique en zone euro. Cette morosité de la croissance européenne a été illustrée hier par un recul de 0,9 % de la consommation des ménages français en produits manufacturés en mai, après une hausse de 1,1 % en avril, alors que les analystes tablaient sur une baisse de 0,3 %...