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Le « Tribunal mondial sur l’Irak » dénonce la politique américaine

Le « Tribunal mondial sur l’Irak » (WTI), une organisation fondée par près de 200 ONG et des personnalités du monde entier en 2003 pour dénoncer la guerre contre ce pays et son occupation, a entamé hier à Istanbul ses ultimes auditions, critiquant sévèrement la politique américaine. « Avec deux guerres et 13 ans de sanctions criminelles, les États-Unis ont été responsables de plus de morts en Irak que Saddam Hussein », a asséné devant un parterre de plusieurs centaines de militants associatifs et pacifistes le journaliste américain Larry Everest, un des « avocats » chargés d’instruire le dossier. Relatant les sévices infligés par des soldats américains à certains de ses clients irakiens, l’avocat britannique Phil Shiner a pour sa part appelé au lancement d’une enquête indépendante sur les exactions commises par la coalition en Irak. « Il doit y avoir une responsabilité », a-t-il affirmé. Après avoir collecté et diffusé pendant deux ans les « preuves » de l’illégalité du déclenchement de la guerre et des exactions commises par la coalition en Irak, il doit rendre lundi matin un verdict symbolique qui devrait sans grande surprise condamner les États-Unis et la Grande-Bretagne. « Les preuves réunies par ce tribunal devraient (...) être utilisées par la Cour pénale internationale – dont la juridiction n’est pas reconnue par les États-Unis – pour juger en tant que criminels de guerre George W. Bush, Tony Blair » et tous les responsables ayant participé à la guerre en Irak, a déclaré lors de l’ouverture de la session la romancière indienne Arundhati Roy. Depuis sa création, le WTI a déjà tenu une vingtaine de sessions à travers le monde.

Le « Tribunal mondial sur l’Irak » (WTI), une organisation fondée par près de 200 ONG et des personnalités du monde entier en 2003 pour dénoncer la guerre contre ce pays et son occupation, a entamé hier à Istanbul ses ultimes auditions, critiquant sévèrement la politique américaine. « Avec deux guerres et 13 ans de sanctions criminelles, les États-Unis ont été responsables de plus de morts en Irak que Saddam Hussein », a asséné devant un parterre de plusieurs centaines de militants associatifs et pacifistes le journaliste américain Larry Everest, un des « avocats » chargés d’instruire le dossier. Relatant les sévices infligés par des soldats américains à certains de ses clients irakiens, l’avocat britannique Phil Shiner a pour sa part appelé au lancement d’une enquête indépendante sur les exactions...