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Ebadi prône la « désobéissance civile » et s’en prend à Rafsandjani

Le prix Nobel Shirin Ebadi a défendu dans un entretien avec l’AFP sa décision de ne pas voter aujourd’hui au second tour de la présidentielle iranienne, prônant la « désobéissance civile » et s’offusquant de l’image de modéré d’Akbar Hachémi Rafsandjani, un tenant de « l’ordre ancien ». Tout en expliquant que sa décision est un choix personnel qu’elle n’appelle personne à imiter, Mme Ebadi justifie sa décision de ne pas prendre part à un scrutin non légitime à ses yeux. « Une présidence Rafsandjani, ce serait la continuité de l’ordre ancien », dit l’avocate. « Quelle raison les gens ont-ils de penser que son retour va modifier le cours des choses ? » « Quiconque sera le prochain président, cela ne changera rien » pour elle. Le réformateur Mohammed Khatami est « le meilleur président que nous ayons eu », concède Mme Ebadi. Cependant, le chiffon rouge de la remise en cause des réformes de l’ère Khatami, agité par des réformateurs pour appeler à voter contre M. Ahmadinejad, ne convainc pas Mme Ebadi : « La liberté est une voie à sens unique. Ce qui a été octroyé ne peut être repris. Le peuple ne le permettrait pas. ». « La campagne d’Hachémi (Rafsandjani) a consisté à instiller la peur. Leur stratégie a été de dire que si les gens ne votaient pas pour lui, les talibans arriveraient au pouvoir. Mais la situation sociale de l’Iran est incompatible avec l’imposition d’un régime de type taliban. »
Le prix Nobel Shirin Ebadi a défendu dans un entretien avec l’AFP sa décision de ne pas voter aujourd’hui au second tour de la présidentielle iranienne, prônant la « désobéissance civile » et s’offusquant de l’image de modéré d’Akbar Hachémi Rafsandjani, un tenant de « l’ordre ancien ».
Tout en expliquant que sa décision est un choix personnel qu’elle n’appelle personne à imiter, Mme Ebadi justifie sa décision de ne pas prendre part à un scrutin non légitime à ses yeux. « Une présidence Rafsandjani, ce serait la continuité de l’ordre ancien », dit l’avocate. « Quelle raison les gens ont-ils de penser que son retour va modifier le cours des choses ? » « Quiconque sera le prochain président, cela ne changera rien » pour elle. Le réformateur Mohammed Khatami est « le meilleur président...