Koweït
La première femme ministre mal accueillie
par les islamistes au Parlement(photo)
le 21 juin 2005 à 00h00
La première femme ministre du Koweït, Maasouma al-Moubarak, a siégé hier au Parlement et a prêté serment, suscitant les protestations de députés islamistes.
En vertu de la loi koweïtienne, un ministre devient automatiquement membre de facto du Parlement où il bénéficie des mêmes droits que les députés élus, à l’exception du droit de vote des motions de défiance contre les membres du gouvernement.
Au moment de la prestation de serment de Mme Moubarak, des députés islamistes et tribaux, opposés aux droits politiques des femmes, se sont mis à crier et à taper sur leur pupitre. Mais cela n’a pas semblé la perturber outre mesure.
Selon ces députés, la nomination de Mme Moubarak est « anticonstitutionnelle » car elle n’a pas été inscrite comme électrice. Ils soutiennent que la loi électorale du Koweït stipule que les membres du Parlement, y compris les ministres, doivent figurer sur la liste électorale.
Mais le président de la Chambre, Jassem al-Khorafi, a informé le Parlement qu’il avait étudié la question avec des experts en droit constitutionnel qui lui ont affirmé que la nomination de Mme Moubarak était légale.
« C’est une grande victoire pour les Koweïtiennes et pour la démocratie », a dit Mme Moubarak aux journalistes au Parlement.
Mme Moubarak, diplômée d’une université américaine et professeur de relations internationales à l’Université du Koweït, a été nommée le 12 juin ministre de la Planification et secrétaire d’État au Développement administratif. C’est la première fois dans l’histoire du Koweït qu’une femme est nommée ministre.
La première femme ministre du Koweït, Maasouma al-Moubarak, a siégé hier au Parlement et a prêté serment, suscitant les protestations de députés islamistes.
En vertu de la loi koweïtienne, un ministre devient automatiquement membre de facto du Parlement où il bénéficie des mêmes droits que les députés élus, à l’exception du droit de vote des motions de défiance contre les membres du gouvernement.
Au moment de la prestation de serment de Mme Moubarak, des députés islamistes et tribaux, opposés aux droits politiques des femmes, se sont mis à crier et à taper sur leur pupitre. Mais cela n’a pas semblé la perturber outre mesure.
Selon ces députés, la nomination de Mme Moubarak est « anticonstitutionnelle » car elle n’a pas été inscrite comme électrice. Ils soutiennent que la loi électorale du...
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