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Actualités - Opinion

Plus importante que d ’autres, la 8803

Pour les écologistes et après la période trouble du cabinet Karamé, une lueur d’espoir est née avec les prises de position du ministre de l’Environnement, M. Tarek Mitri. Sous couvert d’aménagement de terrains, les services du ministère de l’Intérieur ont largement distribué des permis temporaires d’exploitation de carrières, une décision contraire à la loi 8803 (créant un Conseil national des carrières. Lucide et réclamant l’application de cette loi, M. Mitri s’est lancé dans une croisade , a relancé le ministère de l’Intérieur et demandé à certains mohafez de se conformer aux décisions du conseil national des carrières et d ’appliquer la loi. Ce qui est encore plus à son honneur, c’est qu’il persiste et signe, il est tenace, un empêcheur de tourner en rond, un casse-pied. Merci et bravo. Même doté d’une équipe motivée, dynamique, restreinte – et frustrée, en raison d’une loi qui la confine dans le rôle de consultant –, le ministère ne peut faire face seul à la corruption généralisée qui commence chez le moukhtar de village et se retrouve à toutes les étapes de la chaîne de contrôle. M. Mitri ne peut changer le monde durant les trois mois de vie prévus du cabinet. Et comme charité bien ordonnée commence par soi-même, je me permets de lui suggérer de réclamer le changement d’une loi sacro-sainte qui donne le droit à un ministre de passer outre les recommandations de son département technique car son avis prime, alors que le contraire devrait être vrai. Ce texte a facilité nombre d ’erreurs au détriment de la sécurité du territoire et du citoyen. Rouvrez d’anciens dossiers, voyez le résultat qui découle de cette prérogative et vous verrez que je n’ai pas tort. Cela éviterait beaucoup de catastrophes écologiques, mais risquerait de faire perdre des voix électorales à nos futurs ministres de l’Environnement. Qu’importe, ils en gagneront d’autres. Sami ACHCAR

Pour les écologistes et après la période trouble du cabinet Karamé, une lueur d’espoir est née avec les prises de position du ministre de l’Environnement, M. Tarek Mitri.
Sous couvert d’aménagement de terrains, les services du ministère de l’Intérieur ont largement distribué des permis temporaires d’exploitation de carrières, une décision contraire à la loi 8803 (créant un Conseil national des carrières. Lucide et réclamant l’application de cette loi, M. Mitri s’est lancé dans une croisade , a relancé le ministère de l’Intérieur et demandé à certains mohafez de se conformer aux décisions du conseil national des carrières et d ’appliquer la loi.
Ce qui est encore plus à son honneur, c’est qu’il persiste et signe, il est tenace, un empêcheur de tourner en rond, un casse-pied. Merci et...