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Actualités - Analyse

Changes et Bourses L’euro soutenu par la balance des capitaux et l’inflation aux États-Unis

L’euro a renoué avec la hausse face au dollar hier, sur les marchés des changes internationaux, après la publication d’indicateurs américains incitant les opérateurs à le racheter. Ce mouvement est intervenu après l’annonce que la balance des capitaux aux États-Unis a été excédentaire de 47,4 milliards de $ en avril contre 40,6 milliards de $ en mars, alors que les économistes tablaient sur un excédent de l’ordre de 71 milliards de $. Cela d’autant qu’ils venaient d’apprendre que les étrangers ont acheté pour 53,6 milliards de $ seulement de titres américains contre 58,9 milliards de $ et les Américains de 6,2 milliards de $ de titres à l’étranger contre 18,3 milliards de $ pendant la même période. Ce chiffre a donc été qualifié de « catastrophique » par les analystes dans la mesure où ils le considèrent comme insuffisant pour financer le déficit commercial américain de 57 milliards de $ en avril. La désaffection du marché vis-à-vis du dollar a été renforcée ensuite par l’annonce d’une baisse de 0,1 % des prix à la consommation aux États-Unis en mai contre une hausse de 0,5 % en avril, après un recul de 0,6 % des prix à la production contre une hausse de 0,6 % pendant la même période. Ce principal signal de l’inflation a également œuvré au passif du dollar en excluant tout relèvement du principal taux directeur de la Fed à plus de 3 % actuellement lors de la réunion de son comité de politique monétaire les 29 et 30 juin. Cela étant, les opérateurs ont ignoré la hausse de 0,4 % de la production industrielle aux États-Unis en mai contre une baisse de 0,3 % en avril ainsi que l’augmentation de 1,2 % des ventes de stocks des entreprises américaines en avril contre 0,7 % en mars, soit à un rythme supérieur à la hausse de 0,3 % de ces stocks contre 0,4 % pendant la même période. Eu égard à toutes ces considérations et compte tenu des propos attribués au président de la BCE, Jean-Claude Trichet, et au président de la Bundesbank, Axel Weber, selon lesquels l’institut d’émission européen observera un statu quo monétaire lors de la prochaine réunion de son conseil de gouverneurs, l’euro s’est trouvé hier dans une position privilégiée. En effet, il s’est finalement négocié à New York sur un ton ferme à 1,2110 $ contre 1,2030 $ la veille, en hausse de 0,67 %. Les Bourses victimes de la flambée du pétrole La Bourse américaine a clôturé en légère hausse hier, aidée par des chiffres rassurants sur l’inflation et la production industrielle aux États-Unis ainsi que par les nouvelles encourageantes de sociétés. Elle est parvenue ainsi à se soustraire aux influences baissières liées à l’envolée des cours du pétrole (voir par ailleurs) qui avait éclipsé les bons indicateurs en provenance de l’économie. Les opérateurs, qui avaient ignoré la hausse de 5 % des bénéfices trimestriels de Bear Stearns et l’annonce par Alcoa d’un accord avec Airbus pour la fourniture de produits de haute performance pour ses avions A380 et A350, ont finalement procédé à une chasse aux bonnes affaires. Les Bourses européennes ont fini en baisse, affectées aussi par la flambée du pétrole qui a pesé sur les sociétés consommatrices sous la conduite des compagnies d’aviation et des fabricants automobiles. La tendance s’est ressentie également de la baisse de 1,7 % des immatriculations de voitures neuves en Europe en mai ainsi que du recul des groupes de services aux collectivités. À la Bourse de Beyrouth, on a relevé la hausse des actions A et B de Solidere de 9,98 $ à 10,04 $ et de 9,99 $ à 10,05 $ respectivement. Élie KAHWAGI


L’euro a renoué avec la hausse face au dollar hier, sur les marchés des changes internationaux, après la publication d’indicateurs américains incitant les opérateurs à le racheter. Ce mouvement est intervenu après l’annonce que la balance des capitaux aux États-Unis a été excédentaire de 47,4 milliards de $ en avril contre 40,6 milliards de $ en mars, alors que les économistes tablaient sur un excédent de l’ordre de 71 milliards de $. Cela d’autant qu’ils venaient d’apprendre que les étrangers ont acheté pour 53,6 milliards de $ seulement de titres américains contre 58,9 milliards de $ et les Américains de 6,2 milliards de $ de titres à l’étranger contre 18,3 milliards de $ pendant la même période. Ce chiffre a donc été qualifié de « catastrophique » par les analystes dans la mesure où ils...