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Actualités - Chronologie

Bolivie À La Paz, l’armée prête à intervenir si nécessaire

Le congrès bolivien devait se réunir hier soir à Sucre, capitale administrative, sous forte vigilance militaire et policière, pour une session cruciale devant confirmer ou invalider la démission lundi du président Carlos Mesa, qui a évoqué le risque de « guerre civile ». Quelques heures avant la session, le commandant en chef des forces armées a lancé un appel au calme, affirmant que l’armée était prête à intervenir « si nécessaire », rejetant cependant tout coup d’État militaire. « Notre appel est à la sérénité (...) de la part de tous les acteurs, au respect de la Constitution de l’État », a dit l’amiral Luis Aranda lors d’une conférence de presse. Il s’est prononcé pour un « nouveau pacte social entre les citoyens avec les mêmes droits et obligations ». La Bolivie est paralysée par plus de 20 jours d’agitation sociale. La principale revendication des manifestants est la nationalisation du gaz, plus grande richesse du pays actuellement exploitée par les compagnies pétrolières étrangères. Selon eux, c’est la seule solution pour sortir le pays andin de la misère afin de financer une politique d’industrialisation. Mercredi, des groupes de paysans ont occupé quatre champs gaziers exploités par l’entreprise, à quelque 150 km au nord de la ville de Santa Cruz (Est). À La Paz, des manifestations avaient lieu contre l’éventuelle désignation du président du Sénat et vice-président, Hormando Vaca Diez, pour succéder à M. Mesa à la présidence de la République. Pour éviter tout incident et bloquer l’accès du centre-ville de Sucre aux manifestants, quelque 2 000 policiers et militaires ont été déployés. Un certain nombre d’acteurs politiques et sociaux, en premier lieu M. Mesa, ont prié M. Vaca Diez de renoncer au poste pour ouvrir la voie à la convocation d’élections anticipées. Mercredi soir, l’Église bolivienne a estimé que les secteurs politiques et sociaux qu’elle avait consultés se prononçaient majoritairement pour des élections générales anticipées. L’histoire de la Bolivie, depuis la fondation de la République en 1825, a été marquée par de nombreux coups d’État militaires. Le dernier en date remonte à 1980.
Le congrès bolivien devait se réunir hier soir à Sucre, capitale administrative, sous forte vigilance militaire et policière, pour une session cruciale devant confirmer ou invalider la démission lundi du président Carlos Mesa, qui a évoqué le risque de « guerre civile ».
Quelques heures avant la session, le commandant en chef des forces armées a lancé un appel au calme, affirmant que l’armée était prête à intervenir « si nécessaire », rejetant cependant tout coup d’État militaire. « Notre appel est à la sérénité (...) de la part de tous les acteurs, au respect de la Constitution de l’État », a dit l’amiral Luis Aranda lors d’une conférence de presse. Il s’est prononcé pour un « nouveau pacte social entre les citoyens avec les mêmes droits et obligations ».
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