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Changes et Bourses L’euro fragilisé par les critiques contre l’union monétaire

L’euro s’est affaibli face au dollar sur les marchés des changes internationaux hier, incapable de profiter des mauvais chiffres américains sur l’emploi et sur l’activité dans le secteur des services le mois dernier. C’est ainsi qu’après s’être hissé jusqu’à 1,2345 $ à l’annonce que les créations d’emplois aux États-Unis n’ont pas dépassé 78 000 en mai contre 274 000 en avril (voir par ailleurs) et que l’indice des directeurs d’achats US dans le secteur des services est tombé à 58,50 points contre 61,70 points pendant la même période, l’euro devait ensuite piquer du nez. À cela auraient contribué les propos attribués au ministre italien des Affaires sociales, Roberto Maroni, au quotidien La Repubblica, selon lesquels son pays devrait envisager d’abandonner l’euro pour revenir à la lire, laissant entendre que le président de la BCE, Jean-Claude Trichet, était le responsable du désastre de la monnaie unique. Cette déclaration, qui vient à quelques jours du « non » français et hollandais à la Constitution européenne, et des nouvelles faisant état que le président de la Bundesbank, Axel Weber, et le ministre allemand des Finances, Hans Eichel, avaient discuté de « l’échec de l’union monétaire européenne », semble expliquer cette désaffection des marchés pour la monnaie unique. En effet, on a vu de ventes immédiates d’euros, abstraction faite non seulement des mauvais chiffres américains publiés hier, mais aussi de l’annonce par NTC Research que l’indice des directeurs d’achats du secteur des services de la zone euro (PMI) est ressorti en hausse en mai à 53,5 points contre 52,8 points en avril. La réaction négative très aiguë de la monnaie unique à ces développements était un signe que les marchés restaient nerveux malgré l’affirmation d’Amelia Torres, porte-parole de la Commission européenne, que « l’euro, c’est pour toujours », en commentant les déclarations du ministre italien Roberto Maroni (voir par ailleurs). Dans la crainte donc d’un éclatement de l’union monétaire, idée qualifiée d’« absurde » par le président de la BCE, l’euro devait achever la semaine à New York sur un taux très vulnérable à 1,2225 $ contre 1,2270 $ la veille, en baisse de 0,37 %. Les Bourses en repli après les chiffres de l’emploi US La Bourse américaine était en baisse hier après l’annonce de créations d’emplois bien moins importantes que prévu le mois dernier aux États-Unis. Les mauvais chiffres de l’activité des services, dont l’indice est calculé par le groupement des directeurs d’achats du secteur (ISM), sont venus aussi assombrir le climat entourant la cote. En outre, les doutes émis par Goldman Sachs sur la poursuite de la croissance des ventes du baladeur iPod d’Apple ont également pesé sur le secteur de la haute technologie. Les Bourses européennes ont fini en baisse, affectées par le recul de Wall Street. La grosse déception sur les créations d’emplois aux États-Unis a aussi pesé sur le moral des investisseurs, tandis que la hausse des prix du pétrole pénalisait les sociétés consommatrices. À la Bourse de Beyrouth, on a relevé la baisse des actions A de Solidere de 9,52 $ à 9,44 $ et la hausse des actions B de 9,51 $ à 9,62 $. Élie KAHWAGI


L’euro s’est affaibli face au dollar sur les marchés des changes internationaux hier, incapable de profiter des mauvais chiffres américains sur l’emploi et sur l’activité dans le secteur des services le mois dernier. C’est ainsi qu’après s’être hissé jusqu’à 1,2345 $ à l’annonce que les créations d’emplois aux États-Unis n’ont pas dépassé 78 000 en mai contre 274 000 en avril (voir par ailleurs) et que l’indice des directeurs d’achats US dans le secteur des services est tombé à 58,50 points contre 61,70 points pendant la même période, l’euro devait ensuite piquer du nez. À cela auraient contribué les propos attribués au ministre italien des Affaires sociales, Roberto Maroni, au quotidien La Repubblica, selon lesquels son pays devrait envisager d’abandonner l’euro pour revenir à la...