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Cimaises Robert Doisneau chez les Joliot-Curie, au Musée des arts et métiers (Photo)

Un regard exceptionnel, à travers l’objectif de Robert Doisneau, sur Irène et Frédéric Joliot-Curie, lauréats du Nobel de physique en 1935, est proposé par le Musée des arts et métiers qui, avec cette exposition phare de l’Année mondiale de la physique, poursuit sa mission de préservation du patrimoine scientifique contemporain. De 1942 à 1956, en photographiant les scientifiques dans leur décor quotidien, Doisneau est le témoin des transformations des méthodes de recherche en physique nucléaire et du changement d’échelle des laboratoires. Ici, les images prises par le célèbre « photographe de l’instant », qui immortalisa le Baiser de l’hôtel de ville, évoquent un univers proche de la science-fiction, version Metropolis de Fritz Lang. On pénètre l’univers secret des acteurs de la Recherche française et des bouleversements qu’elle traverse dans les années 40-50, au sein des laboratoires de pointe de cette époque que furent le Collège de France, le laboratoire d’Ivry et l’Institut du radium (l’actuel Institut Curie). Les photographies sont mises en parallèle avec les gigantesques appareillages utilisés au quotidien par les Joliot-Curie et leurs équipes, en particulier le cyclotron, l’accélérateur de particules construit à l’inititative de Frédéric Joliot le « briseur d’atomes », et qui resta pendant 20 ans l’un des fleurons de la science atomique française. En 1937, il a fallu bâtir quatre niveaux de sous-sol au Collège de France pour accueillir cet appareil à la dangereuse production radioactive. Les ingénieurs allemands présents dans le laboratoire de Joliot pendant l’occupation ont apporté de nombreuses modifications au cyclotron afin d’obtenir un faisceau d’irradiation de bonne qualité. De même le générateur d’impulsions, appareil « à fabriquer la foudre », un monument dont deux étages sont exceptionnellement remontés pour l’occasion, donne une idée de l’échelle de quelques instruments de physique utilisés à l’époque. C’est en 1942 que l’éditeur Maximilien Vox eut l’initiative de faire un ouvrage de prestige sur l’excellence française et qu’il contacta le jeune Robert Doisneau pour témoigner des débuts de la « Big science ». Doisneau connaît alors déjà bien le monde de l’industrie pour avoir travaillé 5 ans comme photographe des usines Renault de Billancourt. « Le Laboratoire de synthèse atomique, rue Francklin, à Ivry, ressemble à une usine. Qui plus est, une usine de munitions ! » s’exclame le photographe à sa première visite. À l’occasion de l’exposition, les éditions du Musée des arts et métiers/CNAM et Romain Pages Editions publient un ouvrage richement illustré Doisneau chez les Joliot Curie, un photographe au pays de physiciens, qui rend hommage à une partie mal connue de de la carrière de Doisneau.
Un regard exceptionnel, à travers l’objectif de Robert Doisneau, sur Irène et Frédéric Joliot-Curie, lauréats du Nobel de physique en 1935, est proposé par le Musée des arts et métiers qui, avec cette exposition phare de l’Année mondiale de la physique, poursuit sa mission de préservation du patrimoine scientifique contemporain.
De 1942 à 1956, en photographiant les scientifiques dans leur décor quotidien, Doisneau est le témoin des transformations des méthodes de recherche en physique nucléaire et du changement d’échelle des laboratoires.
Ici, les images prises par le célèbre « photographe de l’instant », qui immortalisa le Baiser de l’hôtel de ville, évoquent un univers proche de la science-fiction, version Metropolis de Fritz Lang. On pénètre l’univers secret des acteurs de la Recherche française...