Arabie
Les Saoudiennes au volant : controverse au sein du Conseil consultatif
le 23 mai 2005 à 00h00
L’interdiction faite aux Saoudiennes de conduire dans le royaume suscite une controverse au sein du Majlis al-Choura (Conseil consultatif), certains plaidant pour sa levée, d’autres refusant même d’en discuter, rapportait la presse locale hier.
« Le Majlis al-Choura n’a pas l’intention de discuter ou d’étudier cette question, contrairement à ce qui se dit », a déclaré au quotidien al-Riyadh un haut responsable de cette instance qui n’a pas de pouvoir législatif et dont les recommandations sont soumises au souverain saoudien avant d’être approuvées par le gouvernement.
Selon al-Riyadh, un membre du Conseil avait récemment souhaité discuter cette question. Un autre membre du Conseil, Mohammed ben Abdallah al-Zalfa, cité par le quotidien al-Watan, se disait même prêt à présenter une proposition comportant 18 arguments plaidant en faveur de la levée de l’interdiction, affirmant avoir obtenu le soutien « d’un grand nombre de collègues ». Parmi ces arguments, M. Zalfa souligne qu’« il n’y a aucun article de loi interdisant à la femme de conduire une voiture ». Il fait en outre état de « l’existence dans le royaume d’un million de chauffeurs étrangers (asiatiques pour la plupart) coûtant annuellement au pays 12 milliards de riyals » (3,2 milliards de dollars). « Ces chauffeurs (...) dont certains sont des criminels et d’autres ne savent pas conduire et provoquent de nombreux accidents représentent un problème social et économique », selon lui.
M. Zalfa compte proposer d’« accorder le permis de conduire aux femmes âgées entre 35 et 40 ans, de limiter leur circulation dans les villes et dans les zones rurales et de l’interdire dans les grands axes routiers si elles ne sont pas accompagnées du mari ou d’un proche parent ».
L’Arabie interdit aux femmes de conduire en invoquant une interprétation rigoriste de l’islam. Ryad est pourtant signataire de la Convention internationale interdisant la discrimination contre la femme.
L’interdiction faite aux Saoudiennes de conduire dans le royaume suscite une controverse au sein du Majlis al-Choura (Conseil consultatif), certains plaidant pour sa levée, d’autres refusant même d’en discuter, rapportait la presse locale hier.
« Le Majlis al-Choura n’a pas l’intention de discuter ou d’étudier cette question, contrairement à ce qui se dit », a déclaré au quotidien al-Riyadh un haut responsable de cette instance qui n’a pas de pouvoir législatif et dont les recommandations sont soumises au souverain saoudien avant d’être approuvées par le gouvernement.
Selon al-Riyadh, un membre du Conseil avait récemment souhaité discuter cette question. Un autre membre du Conseil, Mohammed ben Abdallah al-Zalfa, cité par le quotidien al-Watan, se disait même prêt à présenter une proposition comportant...
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