Lettre ouverte au futur président de l’ACAL
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le 23 mai 2005 à 00h00
L’Association des compagnies d’assurances libanaises (ACAL) vient de connaître des élections au résultat surprenant puisque la présidence sera partagée par l’ancien président Abraham Mattossian et Élie Nasnas qui prendra la relève dès l’année prochaine pour deux ans. Je veux dire ici tous les espoirs que la présidence de M. Nasnas porte en elle.
Je veux demander à notre futur président de faire parvenir notre voix aux responsables pour leur rappeler que nombre de leurs promesses sont restées lettres mortes. Ils doivent savoir ce que nous attendons d’eux et toute la responsabilité que nous aimerions leur attribuer.
Nous devons réclamer de notre autorité de tutelle une vision pour le secteur. Le rôle du ministère de l’Économie et du Commerce ne doit pas être uniquement coercitif (commission de contrôle). Plus que d’un surveillant nous avons besoin d’un parrain qui soutiendra et guidera notre secteur vers les sommets qu’il a atteints dans presque tous les pays développés. Cette vision, nous pouvons et nous devons la développer, ACAL et ministère unis.
Je rappelle ici que le secteur de l’assurance est un des piliers principaux du secteur financier dans tous les pays développés, sauf au Liban où sa taille reste anecdotique. Je rappelle également que le secteur est une des composantes les plus exportatrices du secteur des services libanais. Je rappelle enfin que le secteur a réussi mieux qu’aucun autre à attirer les investissements étrangers de nationalité occidentale (AXA, AGF, Sogecap, Predica, Assurance Banques Populaires, American Life), sans aucun soutien fiscal des autorités, alors même que les gouvernements successifs avaient fait de cet objectif une de leurs priorités durant de nombreuses années.
Si le ministère et l’ACAL deviennent des partenaires et qu’ils montrent à notre secteur l’avenir prospère vers lequel ils vont le mener et s’ils développent un train de mesures incitatives, celui-ci acceptera plus facilement les sacrifices qui lui sont demandés dans la nouvelle loi en gestation et dans le décret déjà publié. L’État ne doit pas seulement prendre ; il peut aussi donner.
Nous avons besoin d’un ministère qui soit notre avocat face aux abus du ministère des Finances et du ministère de l’Agriculture. Nous voulons un ministère qui aide les autorités financières à développer les marchés financiers. Nous voulons un ministère qui nous aide à faire adopter les assurances obligatoires comme la responsabilité civile professionnelle dans l’industrie du bâtiment. Nous voulons un ministère qui sache, qui ose taper du poing sur la table pour exiger du gouvernement la correction de l’aberration que constitue la législation régissant actuellement la fiscalité de l’épargne salariale d’entreprise. Nous voulons d’un ministère qui obtienne la défiscalisation de l’assurance vie. Nous voulons d’un ministère qui aide à la réforme intelligente du système des retraites privées et publiques, etc. Je suis convaincu qu’un projet semblable catalysera toutes les énergies positives des deux secteurs public et privé et en tous cas la mienne. Bonne chance, Élie.
Nicolas SEHNAOUI
PDG de Sogecap
L’Association des compagnies d’assurances libanaises (ACAL) vient de connaître des élections au résultat surprenant puisque la présidence sera partagée par l’ancien président Abraham Mattossian et Élie Nasnas qui prendra la relève dès l’année prochaine pour deux ans. Je veux dire ici tous les espoirs que la présidence de M. Nasnas porte en elle.
Je veux demander à notre futur président de faire parvenir notre voix aux responsables pour leur rappeler que nombre de leurs promesses sont restées lettres mortes. Ils doivent savoir ce que nous attendons d’eux et toute la responsabilité que nous aimerions leur attribuer.
Nous devons réclamer de notre autorité de tutelle une vision pour le secteur. Le rôle du ministère de l’Économie et du Commerce ne doit pas être uniquement coercitif (commission de...
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