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Le roi Pelé, qui s’est un moment rêvé acteur, découvre la Croisette

Un roi sur la Croisette : le Brésilien Pelé, icône du football mondial et considéré comme le meilleur joueur de l’histoire, est venu au Festival de Cannes pour présenter Pelé forever, un documentaire consacré à sa vie et à sa carrière. « Quand j’étais jeune, je me disais que je deviendrais acteur si je ne parvenais pas à devenir joueur », s’amuse le roi Pelé, 64 ans, lors d’une rencontre avec une poignée de journalistes dans son hôtel cannois hier après-midi. Le plus célèbre des attaquants de l’histoire, sourire décontracté et contact très facile, a déjà une petite expérience d’acteur. En 1981, il a tenu l’un des rôles d’À nous la victoire, un curieux film de John Huston qui mettait en scène une équipe de foot constituée de prisonniers, dans un camp allemand, pendant la Seconde Guerre mondiale, et réunissait un casting hétéroclite, dont Michael Caine, Max von Sydow ou Sylvester Stallone. « Dans le scénario original, je devais jouer le gardien de but et Stallone l’attaquant, se souvient-il, hilare. Mais il était si mauvais balle au pied que John Huston a voulu qu’on échange nos postes ! » Dans le cas de Pelé, la réalité dépasse largement la fiction. Le plus imaginatif des scénaristes n’aurait jamais osé écrire un script sur un joueur qui a remporté trois Coupes du monde (la première en 1958, à 17 ans), a marqué 1 285 buts en 1 321 matchs (record mondial) et dont le génie créatif a fait rêver les fans de foot du monde entier pendant 20 ans, jusqu’à l’arrêt de sa carrière en 1977. C’est ce parcours fabuleux, ainsi que la vie de Pelé, que retrace Pelé forever, réalisé par le Brésilien Anibal Massaini Neto et présenté dans le cadre de l’opération de projections en plein air « Cinéma de la plage ». « Dans le film, il n’y a pas que des buts, souligne Pelé. Il y a aussi ma vie, mon enfance, de l’émotion. Si on voulait mettre tous mes buts à l’écran, il faudrait faire Pelé forever II et Pelé forever III ! » Le président du jury de Cannes, Emir Kusturica, a dit en ouvrant le Festival qu’il était ce soir-là « monsieur le Cinéma ». Depuis bientôt 50 ans, Pelé, lui, est « monsieur le Football ». « Pour ma première Coupe du monde, en 1958, on m’a comparé à Kopa, Piantoni ou Di Stefano, se rappelle-t-il. Ensuite, pour savoir quel était le meilleur joueur du monde, on m’a comparé à Sivori ou Eusebio, puis, la génération suivante, à Platini ou Cruyff, et enfin à Maradona. C’est fabuleux d’être toujours comparé aux meilleurs. » « Il y a quelques années, un journaliste brésilien m’a demandé qui serait le nouveau Pelé, poursuit-il. Pour plaisanter, je lui ai répondu : “Il n’y en aura jamais d’autre. Ma mère et mon père ont cassé la machine !” » Pour Pelé, qui suit toujours assidûment le football, le Français Zinédine « Zidane est le meilleur joueur de ces dix dernières années, car il a été le plus constant ». Comme bien d’autres, celui qui a été ministre des Sports dans son pays dénonce les dérives actuelles du « foot-business » : « La jeune génération n’est intéressée que par l’argent. Un joueur est transféré au Real Madrid et lors de sa présentation au public, il embrasse le maillot en disant : “J’adore le Real”. Mais s’il est transféré, quelques mois après, à l’AS Rome, il embrassera ce maillot-là en disant : “J’adore la Roma”. »

Un roi sur la Croisette : le Brésilien Pelé, icône du football mondial et considéré comme le meilleur joueur de l’histoire, est venu au Festival de Cannes pour présenter Pelé forever, un documentaire consacré à sa vie et à sa carrière.
« Quand j’étais jeune, je me disais que je deviendrais acteur si je ne parvenais pas à devenir joueur », s’amuse le roi Pelé, 64 ans, lors d’une rencontre avec une poignée de journalistes dans son hôtel cannois hier après-midi.
Le plus célèbre des attaquants de l’histoire, sourire décontracté et contact très facile, a déjà une petite expérience d’acteur.
En 1981, il a tenu l’un des rôles d’À nous la victoire, un curieux film de John Huston qui mettait en scène une équipe de foot constituée de prisonniers, dans un camp allemand, pendant la Seconde Guerre...