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Actualités - Chronologie

France Pentecôte : la journée de « solidarité » n’a pas fait l’unanimité

Trafic paralysé dans plusieurs villes, mais normal ailleurs, écoles fermées par endroits, entreprises tournant au ralenti... La journée de « solidarité » a connu des fortunes diverses pour le premier lundi de Pentecôte travaillé, avec des perturbations plus marquées en province. Le gouvernement s’est félicité que la « pagaille » n’ait pas été au rendez-vous pour cette journée, instaurée par Jean-Pierre Raffarin par solidarité avec les personnes âgées et handicapées. Tous les ministres ont semblé conviés à donner l’exemple en travaillant comme un jour de semaine. À l’opposé, les syndicats ont qualifié la journée de « fiasco », voire de « provocation » au moment où la grogne sociale, notamment sur les salaires, s’est amplifiée ces derniers mois. Sur le terrain, la province a été plus touchée que la capitale. Le trafic a été totalement paralysé dans vingt-sept villes, dont Clermont-Ferrand, Lille, Montpellier ou Strasbourg. Mais d’autres villes n’ont pas connu de perturbations, notamment dans le métro parisien, où les salariés de la RATP présents touchaient une prime de près de 100 euros. Les écoles ont souvent offert un spectacle de cours de récréation désertes et de classes vides : « Y’a pas grand-monde qui s’est réveillé », lançait une institutrice du Pas-de-Calais. Au total, plusieurs centaines d’appels à la grève avaient été lancés dans le public (Fonction publique, Poste, EDF...) et le privé (agroalimentaire, métallurgie, construction). De leur côté, les syndicats, soucieux de garder une dimension festive à leurs manifestations en ce lundi de Pentecôte d’un nouveau genre, avaient appelé à des pique-nique en famille, parties de pêche et autres repas champêtres « revendicatifs ». La « journée de solidarité », arrêtée par le gouvernement au lendemain de la canicule de l’été 2003 (15 000 morts), devait permettre de dégager deux milliards d’euros par an. Les syndicats la jugent injuste – car elle met à contribution essentiellement les salariés – et insuffisante au regard des besoins.
Trafic paralysé dans plusieurs villes, mais normal ailleurs, écoles fermées par endroits, entreprises tournant au ralenti... La journée de « solidarité » a connu des fortunes diverses pour le premier lundi de Pentecôte travaillé, avec des perturbations plus marquées en province.
Le gouvernement s’est félicité que la « pagaille » n’ait pas été au rendez-vous pour cette journée, instaurée par Jean-Pierre Raffarin par solidarité avec les personnes âgées et handicapées.
Tous les ministres ont semblé conviés à donner l’exemple en travaillant comme un jour de semaine.
À l’opposé, les syndicats ont qualifié la journée de « fiasco », voire de « provocation » au moment où la grogne sociale, notamment sur les salaires, s’est amplifiée ces derniers mois.
Sur le terrain, la province a été plus...