Deux conservateurs et le chef de l’ancien Parlement, candidats à la présidentielle
le 14 mai 2005 à 00h00
Deux responsables conservateurs iraniens ont enregistré hier leur candidature à la présidentielle du 17 juin, exacerbant les divisions du camp des « durs » qui veulent empêcher une élection de l’ancien président Akbar Hachémi Rafsandjani.
L’ex-commandant de la police Mohammed Baqer Qalibaf a affirmé aux journalistes qu’il avait le plus de chances de battre M. Rafsandjani, donné comme favori pour succéder au réformateur Mohammed Khatami. Présenté par certains analystes comme le favori du guide suprême l’ayatollah Ali Khamenei, M. Qalibaf a affirmé qu’il ne faisait « partie d’aucun parti ou groupe politique ». Le maire de Téhéran Mahmoud Ahmadinejad s’est aussi présenté au ministère de l’Intérieur pour enregistrer sa candidature.
M. Ahmadinejad et Mohsen Rezaïe, un ancien chef des Gardiens de la révolution (l’armée idéologique du régime) qui s’est enregistré mercredi, pourraient cependant devoir se désister à la faveur de M. Qalibaf.
Toujours chez les conservateurs, un conseiller du guide suprême, Ali Larijani, et l’ancien ministre des Affaires étrangères, Ali Akbar Velayati, doivent déposer leur candidature samedi.
Dans le camp des réformateurs, affaibli après sa défaite aux législatives en 2004, Mehdi Karoubi, qui présidait le Parlement jusqu’à sa reprise en main par les conservateurs en mai 2004, a également enregistré sa candidature hier. Il avait été devancé dans la semaine par Mostapha Moïn, ancien ministre de l’Enseignement supérieur.
La sélection des candidats sera effectuée après la fermeture des inscriptions, cet après-midi, par le Conseil des gardiens, une institution ultraconservatrice non élue qui disposera de 10 jours au maximum pour valider ou censurer les candidatures, en fonction des compétences supposées et de la fidélité aux principes de la Révolution et de l’islam.
Au quatrième jour des dépôts de candidatures, 565 personnes, dont 45 femmes, se sont inscrites. Le Conseil des gardiens de la Constitution fait toutefois une lecture controversée de la Constitution en statuant qu’elle ne permet pas à une femme de devenir présidente.
Deux responsables conservateurs iraniens ont enregistré hier leur candidature à la présidentielle du 17 juin, exacerbant les divisions du camp des « durs » qui veulent empêcher une élection de l’ancien président Akbar Hachémi Rafsandjani.
L’ex-commandant de la police Mohammed Baqer Qalibaf a affirmé aux journalistes qu’il avait le plus de chances de battre M. Rafsandjani, donné comme favori pour succéder au réformateur Mohammed Khatami. Présenté par certains analystes comme le favori du guide suprême l’ayatollah Ali Khamenei, M. Qalibaf a affirmé qu’il ne faisait « partie d’aucun parti ou groupe politique ». Le maire de Téhéran Mahmoud Ahmadinejad s’est aussi présenté au ministère de l’Intérieur pour enregistrer sa candidature.
M. Ahmadinejad et Mohsen Rezaïe, un ancien chef des Gardiens de la...
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