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Actualités - Chronologie

CROISSANCE L’Euroland s’inquiète des performances disparates de ses États membres

La zone euro a exprimé hier son inquiétude devant les performances disparates et plutôt décevantes des économies de ses États membres, qui risquent de s’enfoncer dans une croissance molle. Les ministres des Finances de l’Euroland se sont réunis à Luxembourg pour évaluer la situation économique au lendemain de la publication de statistiques montrant que la croissance des 12 pays a atteint 0,5 % au premier trimestre de cette année, après une hausse de l’activité de 0,2 % au dernier trimestre de 2004. Mais ce chiffre d’ensemble cache des performances diverses. L’Italie a ainsi connu son second trimestre de baisse de l’activité, ce qui constitue la définition d’une récession, alors que certains pays, comme l’Espagne, l’Irlande et le Luxembourg font preuve d’une étonnante vitalité. Pour Pedro Solbes, le ministre espagnol des Finances, cette « mauvaise nouvelle » italienne est effacée par une « bonne nouvelle », la croissance d’un point de PIB pour l’Allemagne au premier trimestre, le double de ce qui était prévu. Mais cette performance est nourrie uniquement par les exportations, la demande interne restant atone en Allemagne, qui représente le tiers du PIB de la zone euro. Pour le Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker, qui préside à la fois l’Eurogroupe jusqu’en 2008 et l’UE jusqu’en juillet prochain, le plus inquiétant est la disparité entre les économies de la zone euro, un « problème grave ». La mission de la BCE, qui fixe les taux d’intérêt pour l’ensemble de la zone euro, est donc délicate. Elle doit se « caler » sur les plus grandes économies – France, Allemagne et Italie représentent les trois quarts du PIB de la zone – et devrait donc laisser ses taux inchangés. Dans ces conditions, l’Euroland parviendra-t-il à atteindre une croissance de 1,6% en 2005, comme le prévoyait la Commission européenne en avril dernier après le trou d’air de la fin 2004 dû aux prix du pétrole élevés et à l’euro fort ? Le ministre néerlandais des Finances, dont le pays est au bord de la récession, est persuadé que les choses iront mieux pendant la deuxième partie de l’année 2005. L’actuelle chute de l’euro conjuguée à celle des prix du pétrole devrait en principe contribuer à ce sursaut. Mais Jose Manuel Gonzalez Paramo, membre du directoire de la Banque centrale européenne, est plus pessimiste : les facteurs qui pourraient miner la croissance économique de la zone euro sont maintenant en train d’émerger, a-t-il estimé hier.
La zone euro a exprimé hier son inquiétude devant les performances disparates et plutôt décevantes des économies de ses États membres, qui risquent de s’enfoncer dans une croissance molle.
Les ministres des Finances de l’Euroland se sont réunis à Luxembourg pour évaluer la situation économique au lendemain de la publication de statistiques montrant que la croissance des 12 pays a atteint 0,5 % au premier trimestre de cette année, après une hausse de l’activité de 0,2 % au dernier trimestre de 2004.
Mais ce chiffre d’ensemble cache des performances diverses. L’Italie a ainsi connu son second trimestre de baisse de l’activité, ce qui constitue la définition d’une récession, alors que certains pays, comme l’Espagne, l’Irlande et le Luxembourg font preuve d’une étonnante vitalité. Pour Pedro...