Iran
Rafsandjani candidat à la présidentielle
après s’être fait désirer
le 11 mai 2005 à 00h00
L’ex-président iranien Akbar Hachémi Rafsandjani a officiellement décidé hier d’être candidat à la présidentielle dont il doit assumer à présent le statut de favori après s’être laissé désirer.
Dans sa déclaration de candidature à la présidentielle, M. Rafsandjani justifie sa candidature par son inquiétude face aux « tensions et confrontations destructrices qui empêchent un développement sérieux du pays ». « l’apparition de tendances extrémistes » et d’un « climat d’apathie qui place la population dans une situation inquiétante d’affaiblissement des valeurs, de la dignité et de l’estime individuelle, une situation de précarité des moyens d’existence ». Ils « menacent la sécurité nationale, les droits et les libertés fondamentaux », argue-t-il. L’ex-président iranien a également prôné une politique de détente internationale, de modération intérieure et de développement économique en dressant un état des lieux plutôt sombre de l’Iran. « La situation dans la région et dans le monde est si sensible que nous avons besoin d’unité et d’un effort national pour favoriser la détente et renforcer la confiance internationale », a-t-il ainsi affirmé. Sa décision de se porter candidat est « la plus difficile de toute ma carrière politique », assure-t-il. Mais « les inquiétudes et les espoirs ont pris le dessus ».
La campagne doit désormais véritablement commencer. La consultation est prévue le 17 juin pour élire un successeur au réformateur Mohammed Khatami, qui ne peut briguer un troisième mandat consécutif.
La campagne était suspendue à la décision de M. Rafsandjani, un conservateur réputé pragmatique qui fut président de 1989 à 1997 et qui passe pour le numéro deux du régime islamique derrière le guide suprême.
Son entourage a déjà pourvu à la logistique de la campagne. Ses proches ont opposé sa stature d’homme d’État à celle des autres prétendants conservateurs. Ils ont également joué sur le risque d’une faible participation, dont les officiels ont fait un enjeu important pour déjouer les « complots » de ceux qui, en Iran ou à l’étranger, contestent la légitimité du régime.
L’ex-président iranien Akbar Hachémi Rafsandjani a officiellement décidé hier d’être candidat à la présidentielle dont il doit assumer à présent le statut de favori après s’être laissé désirer.
Dans sa déclaration de candidature à la présidentielle, M. Rafsandjani justifie sa candidature par son inquiétude face aux « tensions et confrontations destructrices qui empêchent un développement sérieux du pays ». « l’apparition de tendances extrémistes » et d’un « climat d’apathie qui place la population dans une situation inquiétante d’affaiblissement des valeurs, de la dignité et de l’estime individuelle, une situation de précarité des moyens d’existence ». Ils « menacent la sécurité nationale, les droits et les libertés fondamentaux », argue-t-il. L’ex-président iranien a également...
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