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Actualités - Chronologie

La conférence de Brasilia s’est transformée en tribune politique

Le premier sommet entre pays arabes et sud-américains a débuté hier à Brasilia avec l’objectif de former un nouveau pôle sud-sud, entre deux régions éloignées qui veulent établir des liens économiques et politiques directs sans passer par des canaux européens ou américains. Initialement, la conférence se voulait purement économique et commerciale. Mais il n’a pas été possible de passer outre l’épineux problème du dossier israélo-palestinien. L’ouverture du sommet qui réunit 8 des 21 dirigeants des pays membres de la Ligue arabe, le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, et 9 des 12 présidents de la Communauté sud-américaine, a été utilisée comme tribune par les dirigeants arabes pour critiquer Israël. « Nous établissons une nouvelle relation internationale qui devrait conduire à de nouveaux échanges commerciaux et nous recherchons également la paix et la sécurité internationale », a déclaré M. Moussa. Dans ce contexte, il a jugé légitime que le sommet se penche sur la question palestinienne, incluse dans la déclaration finale qui sera signée aujourd’hui. « C’est un devoir éthique, un engagement légitime », a estimé M. Moussa. Le secrétaire général de la Ligue arabe et l’actuel président de l’organisation, le président algérien Abdelaziz Bouteflika, ont appelé Israël à respecter ses engagements internationaux notamment le retrait des territoires palestiniens. M. Lula a de son côté fait l’éloge de la patience du peuple palestinien. L’Irak a aussi été le centre d’intérêt de la conférence, en présence du président Jalal Talabani, avec des souhaits de la part des pays arabes de voir ce pays recouvrir son indépendance et sa souveraineté. M. Talabani a déclaré qu’il n’y avait pas d’anarchie en Irak. Toutefois, le président péruvien Alejandro Toledo, dont le pays préside actuellement la Communauté sud-américaine, a exprimé l’opinion d’autres Sud-Américains en estimant qu’il n’était « pas pertinent d’injecter une dimension politique à une rencontre qui a un autre caractère, commercial et économique ». Le président Lula a souligné dans son discours que l’un des objectifs du sommet était d’« identifier des opportunités pour le commerce ». Le Brésil ne fait pas mystère d’aspirer dans le cadre de la réforme des Nations unies à un siège permanent au Conseil de sécurité, tout comme l’Égypte. « Ce sommet est un pont qui posera les jalons d’une forte coopération entre Amérique du Sud et monde arabe », a déclaré le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva, en donnant le coup d’envoi de la rencontre. Il a rappelé que son pays était à l’origine d’un événement visant au « rapprochement de deux régions distantes (...) avec une saveur de retrouvailles ». Tout comme le secrétaire général de la Ligue arabe Amr Moussa, il a souligné la présence d’une importante communauté de descendants d’immigrés arabes (surtout syriens ou libanais) en Amérique latine, dont 12 millions au Brésil.
Le premier sommet entre pays arabes et sud-américains a débuté hier à Brasilia avec l’objectif de former un nouveau pôle sud-sud, entre deux régions éloignées qui veulent établir des liens économiques et politiques directs sans passer par des canaux européens ou américains. Initialement, la conférence se voulait purement économique et commerciale. Mais il n’a pas été possible de passer outre l’épineux problème du dossier israélo-palestinien.
L’ouverture du sommet qui réunit 8 des 21 dirigeants des pays membres de la Ligue arabe, le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, et 9 des 12 présidents de la Communauté sud-américaine, a été utilisée comme tribune par les dirigeants arabes pour critiquer Israël. « Nous établissons une nouvelle relation internationale qui devrait conduire à de...