AÉRONAUTIQUE
Nouveau tandem à la tête d’EADS pour conforter Airbus
le 11 mai 2005 à 00h00
Le nouveau tandem franco-allemand, qui sera intronisé aujourd’hui à la tête du géant européen d’aéronautique et de défense EADS lors de son assemblée générale, aura pour difficile mission de gagner du terrain dans la défense et de perpétuer le succès d’Airbus face à Boeing.
Noël Forgeard, actuel PDG d’Airbus (filiale à 80 % d’EADS), et Thomas Enders, responsable des activités défense d’EADS, vont remplacer à la coprésidence exécutive du groupe le binôme Philippe Camus/Rainer Hertrich.
Ils héritent d’un groupe qui, depuis sa création en juillet 2000, a réussi à détrôner son rival américain Boeing sur le marché des avions de ligne et s’est lancé dans d’ambitieux paris industriels : Airbus géant A380, avion de transport militaire A400M, hélicoptères de combat, missiles, satellites...
L’avionneur européen a scellé une victoire historique sur Boeing en 2003 en livrant pour la première fois plus d’avions de ligne que ce dernier.
Et Airbus, qui a maintenu son avance en 2004, entend continuer à faire la course en tête.
Ce duel transatlantique se déroule sur fond de faiblesse persistante du dollar, la devise de référence dans l’aéronautique, une situation inconfortable pour l’européen qui supporte des coûts en euros. Décidé à casser le monopole du 747 de Boeing, Airbus s’est lancé avec l’A380 dans un programme de plus de 10 milliards d’euros. Ce nouvel appareil, dont la mise en service est prévue au second semestre 2006, vient d’effectuer avec succès ses premiers vols d’essai. Mais Airbus doit maintenant en faire une opération commerciale rentable.
Boeing a préféré mener l’offensive sur le créneau des long-courriers de moyenne capacité en lançant son 787 Dreamliner, obligeant ainsi Airbus à réagir avec son projet d’A350.
Aujourd’hui, EADS ambitionne également de se développer dans la défense, qui ne représente que 20 % de ses activités.
Le moyen le plus rapide d’y arriver serait de procéder à une acquisition. En novembre, EADS avait failli mettre la main sur le groupe français d’électronique de défense Thales. Cette opération visait à créer un équivalent européen de l’américain Boeing, avec un chiffre d’affaires comparable, de l’ordre de 40 milliards d’euros.
Elle s’est heurtée à l’hostilité des Allemands, qui redoutaient que ce mariage n’augmente le poids de la France dans l’actionnariat du nouveau groupe.
Mais Noël Forgeard, continue d’y croire. « Ce sera à l’agenda 2005 », avait-t-il répété en décembre. Il devra convaincre son alter ego allemand Thomas Enders qui a critiqué à plusieurs occasions les prises de position de M. Forgeard, notamment lorsque celui-ci s’était prononcé en faveur d’une présidence unique d’EADS.
Le nouveau tandem franco-allemand, qui sera intronisé aujourd’hui à la tête du géant européen d’aéronautique et de défense EADS lors de son assemblée générale, aura pour difficile mission de gagner du terrain dans la défense et de perpétuer le succès d’Airbus face à Boeing.
Noël Forgeard, actuel PDG d’Airbus (filiale à 80 % d’EADS), et Thomas Enders, responsable des activités défense d’EADS, vont remplacer à la coprésidence exécutive du groupe le binôme Philippe Camus/Rainer Hertrich.
Ils héritent d’un groupe qui, depuis sa création en juillet 2000, a réussi à détrôner son rival américain Boeing sur le marché des avions de ligne et s’est lancé dans d’ambitieux paris industriels : Airbus géant A380, avion de transport militaire A400M, hélicoptères de combat, missiles,...
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