La CIA appréhende l’utilisation d’armes
chimiques par les insurgés irakiens
le 27 avril 2005 à 00h00
Après avoir admis qu’il n’y avait pas d’armes de destruction massive au moment de l’invasion américaine de l’Irak en mars 2003, la CIA met désormais en garde contre le risque d’utilisation d’armes chimiques par les insurgés irakiens.
Les insurgés en guérilla contre les forces américaines et le nouveau pouvoir irakien s’emploient à acquérir la capacité de fabriquer des armes chimiques et ont déjà utilisé de vieilles armes chimiques irakiennes pour leurs attaques, a averti lundi le chef des enquêteurs des services de renseignements de la CIA sur les armes chimiques irakiennes, Charles Duelfer.
M. Duelfer a dirigé l’équipe d’experts américains chargés, vainement, de retrouver des armes de destruction massive en Irak, après l’invasion de ce pays.
L’additif qui vient d’être publié réaffirme la même conclusion, mais pour la première fois le groupe produit des indications montrant que les rebelles essayent de mettre sur pied des laboratoires d’armes chimiques avec l’aide de scientifiques irakiens, et qu’ils ont utilisé des agents chimiques datant de la guerre Iran-Irak des années 1980 au moins deux fois dans des attaques contre les forces de la coalition.
Durant l’une de ces attaques, un récipient contenant du gaz moutarde a été utilisé le 2 mai 2004 pour faire un engin explosif artisanal qui a été placé à proximité de casernes en Irak, selon le document.
Cependant, le gaz était si vieux et si « dégradé qu’il était inoffensif », selon Duelfer.
La CIA indique qu’elle connaît au moins un scientifique irakien (dont elle ne donne pas le nom) qui a aidé la guérilla, tandis qu’un autre serait impliqué dans des tentatives clandestines de fabrication de munitions chimiques destinées à des tirs de mortier, selon le rapport.
En plus, toujours selon la CIA, une série de laboratoires chimiques secrets liés aux extrémistes sunnites connus sous le nom de réseau al-Abud a été découverte dans et tout autour de Bagdad.
Après avoir admis qu’il n’y avait pas d’armes de destruction massive au moment de l’invasion américaine de l’Irak en mars 2003, la CIA met désormais en garde contre le risque d’utilisation d’armes chimiques par les insurgés irakiens.
Les insurgés en guérilla contre les forces américaines et le nouveau pouvoir irakien s’emploient à acquérir la capacité de fabriquer des armes chimiques et ont déjà utilisé de vieilles armes chimiques irakiennes pour leurs attaques, a averti lundi le chef des enquêteurs des services de renseignements de la CIA sur les armes chimiques irakiennes, Charles Duelfer.
M. Duelfer a dirigé l’équipe d’experts américains chargés, vainement, de retrouver des armes de destruction massive en Irak, après l’invasion de ce pays.
L’additif qui vient d’être publié réaffirme...
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